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Bulletin of the World Health Organization

Print version ISSN 0042-9686

Abstract

HOVI, T.  and  STENVIK, M.. Surveillance des malades atteints de paralysie flasque aiguë en Finlande : rapport d’une étude pilote. Bull World Health Organ [online]. 2000, vol.78, n.3, pp. 298-304. ISSN 0042-9686.  http://dx.doi.org/10.1590/S0042-96862000000300004.

L’OMS recommande un examen virologique systématique pour les malades atteints de paralysie flasque aiguë (PFA) afin de mettre en évidence l’interruption de la circulation du poliovirus sauvage. Une bonne surveillance de la PFA n’est pas facile à mettre en œuvre si l’on ne recherche pas activement les cas de PFA de manière centralisée. Certains pays, comme la Finlande, qui, historiquement, se trouvent dans une période de postendémie depuis des décennies n’ont pas encore mis en place une surveillance de la PFA. Il faut donc procéder à une analyse rigoureuse des données pour démontrer que le poliovirus ne circule plus en Finlande. La présente étude a été menée pour obtenir un tableau rapide de la fréquence des transferts de patients atteints de PFA dans les hôpitaux finlandais et pour savoir si la couverture du diagnostic virologique connue pour être faible pouvait être améliorée grâce à des demandes répétées et un bon retour de l’information depuis les laboratoires jusqu’aux services cliniques. C’est dans cette intention que nous avons adressé une fois par mois des questionnaires à tous les services de neurologie et de neurologie pédiatrique de Finlande, leur demandant que soient notifiés de façon rétrospective tous les cas de paralysie étudiés. Plutôt que d’employer le terme PFA, ce questionnaire demande des renseignements sur les malades pour lesquels des diagnostics cliniques précis ont été posés, notamment un syndrome de Guillain-Barré, une plexite, une neuroborréliose et une myélite, ainsi que sur les malades présentant tout autre caractéristique ou symptôme pouvant faire penser à la poliomyélite. Cette enquête a porté sur toutes les classes d’âge, puisque l’expérience que l’on a des flambées de poliomyélite dans la Région européenne indique que la réémergence de la circulation du poliovirus dans une population vaccinée ne se limite pas aux enfants, mais peut également toucher les adultes. Ces lettres de rappel mensuelles comportaient des instructions sur la façon de noter les données et le diagnostic virologique pour chaque patient, un questionnaire partiellement rempli et une enveloppe affranchie pour la réponse. Les études virologiques ont été réalisées gratuitement. Dans les 42 services cliniques concernés sauf un, on a identifié des correspondants et l’étude a été effectuée entre juillet 1997 et juin 1998. Sur les 492 formulaires de notification envoyés, 415 (84 %) ont été retournés, assurant une couverture uniforme de la population et de la période d’étude. Sur les 90 malades notifiés, 83 ont pu être évalués. Les incidences répertoriées ont été les suivantes: 1,6 cas de PFA pour 100 000 tous âges confondus et 1,0 cas de PFA pour 100 000 chez les moins de 15 ans. Le syndrome de Guillain-Barré a été le diagnostic le plus fréquemment posé (0,80 pour 100 000). Les comparaisons effectuées avec les données enregistrées à la sortie de l’hôpital indiquent que la couverture de la notification des cas de syndrome de Guillain-Barré et de myélite a été excellente dans cet essai. On a procédé à l’examen virologique des deux échantillons de selles demandés pour 9 des 10 cas de PFA identifiés chez des malades de moins de 15 ans, mais seulement pour 46% de l’ensemble des cas. On y a isolé 4 souches d’adénovirus, mais aucun poliovirus ni aucun autre entérovirus. Seul un cas a été notifié par le système de notification passive en raison d’une forte suspicion de poliomyélite de la part du clinicien. Aucun signe d’infection par le poliovirus n’a été décelé lors de l’examen d’échantillons correctement recueillis chez ce malade. Le diagnostic de poliomyélite a été écarté dans les 83 cas évalués, soit par l’étude virologique, soit du fait d’un autre diagnostic. Un système de notification mensuelle satisfaisant a été rapidement mis en place. Il a permis de constater qu’un nombre satisfaisant de malades avec des diagnostics proches de la PFA sont transférés dans les hôpitaux finlandais. Cependant, l’effort de retour d’information consenti n’a pas permis d’accroître jusqu’à un niveau acceptable pour toutes les classes d’âge la proportion de malades pour lesquels une étude virologique a été effectuée. Il est manifeste qu’il faut employer d’autres approches pour évaluer la circulation présumée du poliovirus en Finlande, par exemple en épluchant soigneusement et en permanence les résultats des recherches d’entérovirus pratiquées pour un motif ou pour un autre et en procédant à une surveillance environnementale couvrant une part importante de la population.

Keywords : disease notification [methods]; epidemiological surveillance; Finland; muscle hypotonia [virology]; paralysis [diagnosis]; poliomyelitis [epidemiology]; pilot projects.

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