Bulletin of the World Health Organization
Print version ISSN 0042-9686
Abstract
BAGGALEY, Rachel and VAN PRAAG, Eric. Interventions visant à réduire la transmission mère-enfant du virus de limmunodéficience humaine par ladministration dantirétroviraux: problèmes posés aux systèmes de santé, aux communautés et à la société. Bull World Health Organ [online]. 2000, vol.78, n.8, pp. 1036-1044. ISSN 0042-9686. http://dx.doi.org/10.1590/S0042-96862000000800013.
Le présent article examine les questions dordre éthique, économique et social quil faut prendre en compte lorsquon planifie des interventions visant à réduire la transmission mère-enfant du virus de limmunodéficience humaine par administration dantirétroviraux. Les problèmes viennent du fait des exigences minimales requises pour introduire ce type dintervention par lintermédiaire des services de santé dans les pays en développement. Lorsque le traitement antirétroviral est planifié pendant la grossesse, il est nécessaire de créer ou de renforcer les services de conseil et de dépistage volontaires, les services de santé maternelle et infantile, ainsi que les services de planification familiale. Les projets pilotes ou projets de recherche initiaux peuvent bénéficier dun financement externe à objet désigné et dun appui technique et fournir les antirétroviraux et les substituts du lait maternel gratuitement ou grâce à des subventions. Cependant, lorsque des traitements sont introduits en tant que service, les organisations gouvernementales et non gouvernementales qui soutiennent les programmes de soins de santé doivent éveiller la volonté et la responsabilité politiques requises pour les maintenir à long terme, en tenant compte des divers coûts que cela implique. Les interventions qui visent à réduire la transmission mère-enfant du virus doivent sintéresser aux droits de lenfant et de sa mère. Les mères ne doivent pas être considérées comme de simples vecteurs de la transmission, mais comme des personnes qui, de facto, ont droit à des soins de santé et à des services sociaux appropriés. Concernant les femmes qui acceptent les interventions visant à réduire la transmission mère-enfant, il est important dexaminer leurs besoins médicaux et psychologiques et de faire en sorte quelles ne fassent pas lobjet dune stigmatisation ni dabus, ni quelles soient abandonnées à la suite dun dépistage et dun conseil volontaires. Les femmes séropositives qui ne souhaitent pas poursuivre leur grossesse doivent avoir accès à des installations leur permettant de bénéficier dune interruption de grossesse si cette dernière est légale dans le pays concerné. La prévention primaire doit être renforcée et pour cela il faut promouvoir des interventions efficaces. Il convient, en particulier, dintensifier des efforts visant à réduire la vulnérabilité des femmes et donner à ces dernières les moyens de se protéger : éducation sexuelle, accès aux préservatifs masculins et féminins, dépistage et traitement des infections sexuellement transmissibles et services spéciaux destinés aux jeunes femmes, notamment leur offrant de plus grandes possibilités demploi et détudes. Cet article définit un cadre dans lequel prendre les décisions relatives à la mise en uvre de ces interventions dans les systèmes de soins de santé disposant de ressources limitées et où lon observe une prévalence relativement élevée de linfection par le virus de limmunodéficience humaine chez les femmes enceintes. Il faut de toute urgence élaborer des indicateurs de résultats pour pouvoir déterminer la faisabilité, lutilité et lefficacité des interventions proposées.
Keywords : human immunodeficiency virus infections [diagnosis]; disease transmission [vertical]; pregnancy complications; acquired immunodeficiency syndrome [prevention and control]; breastfeeding [adverse effects]; maternal welfare; child welfare.









