Bulletin of the World Health Organization
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Abstract
NENE, Bhagwan et al. Facteurs conditionnant la participation des femmes à un essai de dépistage du cancer du col de lutérus, réalisé à Maharashtra (Inde). Bull World Health Organ [online]. 2007, vol.85, n.4, pp. 264-272. ISSN 0042-9686. http://dx.doi.org/10.1590/S0042-96862007000400011.
OBJECTIF: Identifier les facteurs amenant les femmes à se soumettre à un dépistage et à un traitement du cancer du col utérin dans le cadre dun essai contrôlé randomisé. Lobjectif de cet essai était dévaluer lefficacité et le rapport coût/efficacité dune inspection visuelle à lacide acétique, dun examen cytologique et dun test de dépistage du papillomavirus humain dans la réduction de lincidence du cancer du col et de la mortalité due à cette maladie à Maharashtra en Inde. MÉTHODES: Entre octobre 1999 et novembre 2003, on a sélectionné au hasard des femmes de 30 à 69 ans pour les soumettre à lun des trois tests ou les intégrer à un groupe témoin. La participation a été étudiée pour chacun des trois bras dintervention. Les différences entre les personnes testées et non testées ont été analysées en fonction des caractéristiques sociodémographiques des 100 800 femmes remplissant les critères dinclusion dans lessai et invitées à subir ce dépistage. De même, les différences entre les femmes traitées et non traitées ont été analysées en fonction des caractéristiques sociodémographiques des 932 femmes chez lesquelles on avait diagnostiqué des lésions de haut grade. La participation au dépistage et lobservance du traitement ont fait lobjet dune analyse selon le type de test utilisé. RÉSULTATS: Par comparaison avec les femmes non testées, celles sétant soumises à un dépistage étaient plus jeunes (30 à 39 ans), présentaient un niveau déducation plus élevé et avaient fait usage dune contraception. Parmi les personnes testées, on relevait aussi une proportion plus forte de femmes mariées et plus faible de femmes nayant jamais eu de grossesse. Chez les 932 femmes diagnostiquées comme porteuses de lésions de haut grade ou atteintes dun cancer invasif, 85,3 % (795) avaient reçu un traitement. La plus forte probabilité dobservance du traitement sobservait chez les femmes possédant un bon niveau déducation, chez celles ayant eu jusque là un petit nombre de grossesses ou chez les femmes mariées. Lanalyse en fonction du type de test subi na fait apparaître aucune différence concernant les taux de dépistage et dobservance du traitement. CONCLUSION: Quel que soit le test employé, il est possible dobtenir des taux de participation au dépistage du cancer du col utérin satisfaisants dans les zones rurales des pays en développement en appliquant des stratégies de prestation des services appropriées. Pour accroître encore le recours au test, des méthodes de communication et des stratégies de prestation de services, visant à encourager à se faire dépister, les femmes plus âgées et moins éduquées, ayant moins de contacts avec les services de santé génésique, sont nécessaires.










