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Bulletin of the World Health Organization
Print version ISSN 0042-9686
Abstract
ROMOREN, M et al. Insuffisances de lapproche syndromique pour la prise en charge de la trichomonase et de la vaginite bactérienne chez la femme enceinte. Bull World Health Organ [online]. 2007, vol.85, n.4, pp. 297-304. ISSN 0042-9686. http://dx.doi.org/10.1590/S0042-96862007000400015.
OBJECTIF: Déterminer la prévalence des infections à Trichomonas vaginalis (TV) et des vaginites bactériennes (VB) chez les femmes enceintes du Botswana et mener une évaluation comparée de lapproche syndromique et dautres stratégies pour la prise en charge de ces pathologies pendant la grossesse. MÉTHODES: Dans le cadre dune étude transversale, on a interrogé et examiné 703 femmes se présentant aux visites prénatales et on a prélevé chez elles des échantillons pour recherche de TV, dune éventuelle VB, de Candida, de Chlamydia trachomatis et de Neisseria gonorrhoeae. Des entretiens structurés et lexploitation des dossiers prénatals ont permis de recueillir des éléments sur les infections de lappareil reproducteur survenues à un stade antérieur de la grossesse. RÉSULTATS: On a diagnostiqué une infection à TV chez 19% des femmes examinées et une VB chez 38% dentre elles. Trois quarts des femmes atteintes dinfection à TV ou VB étaient asymptomatiques. Une prise en charge syndromique selon lAlgorithme pour les pertes vaginales de lOMS aurait conduit à un sous-diagnostic notable de certaines pathologies et à un surtraitement des infections à TV et des VB. Les pertes vaginales se sont révélées plus fortement prédictives de la présence de ces affections que les symptômes. Parmi les 546 femmes reçues dans le cadre des visites prénatales, 142 (26 %) avaient déjà été diagnostiquées comme présentant des pertes vaginales à un stade antérieur de la grossesse (à deux reprises pour 14 dentre elles). On a relevé 143 cas de pertes vaginales au deuxième ou au troisième trimestres de grossesse parmi les femmes examinées lors de ces visites prénatales. Néanmoins, ces pertes nont donné lieu que 17 fois à la prescription de métronidazole (12 % des cas). CONCLUSION: Le diagnostic et le traitement des infections à TV et des VB chez les femmes enceintes dAfrique subsaharienne présentent des difficultés majeures. Cette étude a conduit à diagnostiquer une infection à TV ou une VB chez la moitié des femmes enceintes, mais ces affections nont été ni détectées, ni traitées, par la prise en charge syndromique appliquée lors des visites prénatales. De même, le personnel soignant ne suivait par les recommandations thérapeutiques. Ces résultats témoignent de la nécessité dune révision du Guide pour la prise en charge des IST à TV et des VB dans le cadre des soins prénatals.










