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Bulletin of the World Health Organization
Print version ISSN 0042-9686
Abstract
BALEN, Julie et al. Prévalence, intensité et morbidité associée de linfection à Schistosoma Japonicum dans la région du lac de Dongting, en Chine. Bull World Health Organ [online]. 2007, vol.85, n.7, pp. 519-526. ISSN 0042-9686. http://dx.doi.org/10.1590/S0042-96862007000700009.
OBJECTIF: Déterminer la prévalence et lintensité de linfection à Schistosoma Japonicum et la morbidité associée. Estimer limportance des populations dêtres humains et de buffles contaminés dans la région du lac de Dongting, dans la province du Hunan, en Chine. MÉTHODES: Nous avons utilisé des données provenant de la troisième enquête épidémiologique périodique sur la schistosomiase (PES) de 2004. Ces données étaient les résultats de 47 144 examens sérologiques, de 7205 examens de selles et de 3893 examens cliniques et enquêtes par questionnaire pratiqués chez des êtres humains, ainsi que de 874 examens dexcréments de buffles, effectués dans 47 villages du Hunan. Les examens sérologiques ont été réalisés par la méthode immuno-enzymatique en phase solide et les examens de selles humaines par la technique de Kato-Katz. On a recherché la présence dune infection à schistosomes sur des selles de buffles et dautres animaux domestiques par le test déclosion des miracidia. RÉSULTATS: La séroprévalence était de 11,9 % (plage : 1,3 - 34,9 % au niveau du village) et la proportion de selles positives pour le test déclosion a été estimée à 1,9 % (0 - 10,9 %) dans la même population. La prévalence de linfection parmi les buffles était de 9,5 % (0 - 66,7 %). En extrapolant ces résultat à lensemble de la population de la région du Lac Dongting, on a estimé que 73 225 personnes et 13 973 buffles étaient contaminés. Les symptômes les plus fréquemment rapportés étaient des douleurs abdominales (6,2 %) et des selles sanglantes (2,7 %). Plus de la moitié des participants ayant subi un examen clinique ont signalé au moins un traitement antischistosomique antérieur. CONCLUSION: Létude a permis de constater une réduction notable du nombre dêtres humains contaminés par S. japonicum depuis la précédente enquête PES de 1995, réduction partiellement explicable par les campagnes de chimiothérapie à grande échelle. Cependant, le nombre relativement stable de buffles contaminés laisse prévoir une recontamination permanente des humains, susceptible de conduire à une recrudescence de la prévalence de la schistosomiase chez lhomme.









