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Bulletin of the World Health Organization
Print version ISSN 0042-9686
Abstract
BRUCE, Nigel et al. Dépistage de la pneumonie dans le cadre dune étude de la pollution de lair intérieur menée au Guatemala (RESPIRE): méthodes standardisées applicables dans les pays à faible revenu. Bull World Health Organ [online]. 2007, vol.85, n.7, pp. 535-544. ISSN 0042-9686. http://dx.doi.org/10.1590/S0042-96862007000700011.
OBJECTIF: Les études de linfluence de facteurs environnementaux sur les infections aigues des voies respiratoires basses (ALRI) se heurtent à une double difficulté, à savoir la mise en uvre de méthodes dévaluation des résultats suffisamment sensibles et spécifiques et le masquage des identités. Nous avons donc évalué les méthodes utilisées dans la première étude dexposition randomisée des effets sur les voies respiratoires de la pollution intérieure RESPIRE (étude cas-témoins randomisée de limpact dune réduction de la pollution de lair intérieur sur les infections aigues des voies respiratoires basses, menée sur des enfants de 18 mois au plus, en milieu rural au Guatemala). MÉTHODES: Pour dépister ces maladies, on a eu recours à des visites à domicile par des agents de terrain formés aux méthodes de prise en charge intégrée des maladies de lenfance permettant den détecter les signes, comme laccélération du rythme respiratoire par exemple. La confidentialité a été maintenue en orientant les cas vers des médecins de létude travaillant dans des centres communautaires. Parmi les examens pratiqués figuraient notamment la détermination de la saturation artérielle en oxygène (SaO2), un test de détection antigénique du virus respiratoire syncytial (VRS) et une radiographie thoracique. RÉSULTATS: Les agents de terrain ont orienté vers un spécialiste plus de 90 % des enfants remplissant les critères de présence dune ALRI, parmi lesquels 70 % ont consulté un médecin. Les orientations vers un spécialiste pour toux sans signe respiratoire et les consultations de spécialiste à linitiative des sujets eux-mêmes ont représenté respectivement 19,0 % et 17,9 % des cas dALRI médicalement diagnostiqués. Les membres du groupe dintervention étaient plus nombreux que les témoins (+ 7 %) à suivre la recommandation de consulter un spécialiste pour suspicion dALRI, tendance également observée dans la soumission au test de dépistage du VRS et à la radiographie thoracique. On na relevé aucun élément indiquant la présence dun biais lié à la participation du sujet à lintervention dans la classification par les agents de terrain ou le diagnostic par les médecins. Lincidence des ALRI détectées par des agents de terrain (1,12 épisode/enfant/an) était cohérente avec la forte sensibilité et la faible spécificité de cette méthode de dépistage. Celle des cas dALRI diagnostiqués par des médecins (0,44 épisode/enfant/an) était également cohérente avec celle obtenue dans des études comparables. CONCLUSION: Lassociation des deux méthodes de dépistage a permis dobtenir une sensibilité et une spécificité satisfaisantes, mais la probabilité dêtre vu par un médecin et dêtre examiné était plus forte pour les cas ayant bénéficié de lintervention. Aucun élément nindiquait la présence dun biais dans la classification établie par les agents de terrain, en dépit du manque de confidentialité des visites à domicile. La sphygmo-oxymétrie offre un moyen pratique et objectif pour évaluer la gravité de la pathologie dans le cadre des études sur le terrain des ALRI.









