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Bulletin of the World Health Organization

Print version ISSN 0042-9686

Abstract

CUTTS, FT et al. Virus du papillome humain et vaccins anti-VPH: bilan. Bull World Health Organ [online]. 2007, vol.85, n.9, pp. 719-726. ISSN 0042-9686.  http://dx.doi.org/10.1590/S0042-96862007000900018.

Le cancer du col utérin, forme la plus courante de cancer chez les femmes des pays en développement, est due à l'infection persistante par des génotypes « à haut risque » du virus du papillome humain (PVH). Les génotypes à risque oncogène les plus courants du PVH sont les types 16 et 18, qui sont à l'origine d'environ 70 % des cancers du col utérin. Les types 6 et 11 ne contribuent pas à l'incidence des dysplasies de haut grade (lésions précancéreuses) ou des cancers du col, mais sont la cause de papillomes laryngés et de la plupart des condylomes acuminés. Le VPH est hautement transmissible et présente un pic d'incidence immédiatement après le début de l'activité sexuelle des individus. Un vaccin anti-VPH quadrivalent (contre les types 6, 11, 16 et 18) a été récemment autorisé dans plusieurs pays après confirmation de l'acceptabilité de son profil risque/bénéfice. Dans le cadre d'essais de phase III de grande ampleur, le vaccin a prévenu 100 % des lésions cervicales précancéreuses de gravité modérée et forte associées aux types 16 et 18 chez les femmes exemptes au départ d'infection par ces génotypes. Un vaccin bivalent (contre les types 16 et 18) a aussi fait l'objet d'une évaluation complète et a été autorisé dans un pays au moins. Ces deux vaccins sont préparés à partir de particules pseudo-virales dépourvues d'ADN et non-infectieuses, produites par génie génétique et associées à un adjuvant. Après administration en trois doses, ils induisent la production de titres d'anticorps sériques élevés chez presque tous les individus vaccinés. Chez les femmes ne présentant aucun indice d'infection antérieure ou actuelle par des VPH appartenant aux génotypes vaccinaux, ils apportent tous deux une protection de plus de 90 % contre les infections à VPH persistantes sur une période postvaccinale allant jusqu'à 5 ans (qui est aussi la plus longue durée de suivi rapportée à ce jour). L'effet de la vaccination devrait être maximal si l'on vaccine la population féminine avant qu'elle soit exposée aux VPH. Les vaccins anti-VPH n'éliminant pas le risque de cancer du col utérin, les examens de dépistage de ce cancer resteront nécessaires pour réduire au minimum son incidence. Pour que ces vaccins atteignent les populations qui en ont le plus besoin, il est extrêmement important de mettre en place une gradation des prix, des mécanismes de financement innovants et des partenariats multidisciplinaires.

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