SciELO - Scientific Electronic Library Online

 
vol.86 issue1Estimating the costs of achieving the WHO-UNICEF Global Immunization Vision and Strategy, 2006-2015How much is not enough? Human resources requirements for primary health care: a case study from South Africa author indexsubject indexarticles search
Home Page  

Bulletin of the World Health Organization

Print version ISSN 0042-9686

Abstract

KAUSHIK, Manas; JAISWAL, Abhishek; SHAH, Naseem  and  MAHAL, Ajay. Emigration des médecins indiens de haut niveau. Bull World Health Organ [online]. 2008, vol.86, n.1, pp. 40-45. ISSN 0042-9686.  http://dx.doi.org/10.1590/S0042-96862008000100013.

OBJECTIF: Etudier la relation entre qualité de la formation en médecine et émigration chez les anciens élèves de l'ensemble des facultés de médecine indiennes, à New Delhi (Inde), sur la période 1989-2000. MÉTHODES: Dans le cadre d'une étude rétrospective de cohorte, nous avons recueilli des données sur les diplômés de ces facultés à partir des listes d'étudiants ayant réussi les examens d'entrée, des annuaires d'anciens élèves et des registres de convocation, ainsi qu'auprès de l'American Medical Association et de réseaux informels d'anciens élèves. Nous avons analysé ces données à l'aide de tables de contingence 2 x 2 et de modèles de régression logistique. RÉSULTATS: Près de 54 % des anciens élèves des facultés de médecine indiennes diplômés entre 1989 et 2000 résident actuellement dans un pays autre que l'Inde. Les étudiants admis dans la catégorie générale avaient une probabilité deux fois plus forte de résider à l'étranger (intervalle de confiance à 95 % : 1,53-2,99) que ceux admis grâce à la discrimination positive (affirmative action). Pour les étudiants titulaires de plusieurs distinctions universitaires, la probabilité d'émigrer était supérieure de 35 % à celle des étudiants sans distinction de ce type (intervalle de confiance à 95 % : 1 ,04-1,76). Ces conclusions de base restent non modifiées à l'issue d'analyses multivariées. CONCLUSION: Les diplômés d'établissements de haut niveau représentent une part disproportionnée des médecins émigrés. Et même au sein des établissements d'élite, telles que les facultés de médecine, ce sont les meilleurs médecins qui ont la plus forte probabilité d'émigrer. Les interventions doivent viser les individus ayant reçu une formation de haut niveau dans les meilleurs établissements, qui contribuent de manière disproportionnée à la perte de ressources humaines pour le secteur de la santé. Nos résultats laissent à penser que les programmes d' « affirmative action » pourraient avoir un bénéfice non visé au départ, en contribuant à retenir une partie de ce personnel.

        · abstract in English | Spanish     · text in English     · pdf in English