SciELO - Scientific Electronic Library Online

 
vol.86 issue12Global campaign against epilepsy: assessment of a demonstration project in rural ChinaUnderstanding the decline of mean systolic blood pressure in Japan: an analysis of pooled data from the National Nutrition Survey, 1986-2002 author indexsubject indexarticles search
Home Page  

Bulletin of the World Health Organization

Print version ISSN 0042-9686

Abstract

CHARLES, Macarthur et al. Survie, taux d’ARN VIH-1 plasmatique et résistance aux antirétroviraux chez des adolescents et des jeunes adultes haïtiens infectés par le VIH 1. Bull World Health Organ [online]. 2008, vol.86, n.12, pp. 970-977. ISSN 0042-9686.  http://dx.doi.org/10.1590/S0042-96862008001200015.

OBJECTIF: Evaluer les issues du traitement antirétroviral (ART) chez des adolescents et des jeunes vivant en Haïti, pays victime d'une épidémie généralisée de VIH-1. MÉTHODES: On a effectué une évaluation de la survie, du taux d'acide ribonucléique (ARN) VIH-1 plasmatique et des schémas de pharmacorésistance du VIH-1 après 12 mois de traitement ART chez des jeunes individus de 13 à 25 ans atteints de sida, accueillis dans un dispensaire de Port-au-Prince entre le 1er mars 2003 et le 31 décembre 2005. Les sujets de l'étude ont reçu des antirétroviraux conformément aux recommandations de l'OMS. On a utilisé une analyse de Kaplan-Meier pour estimer les probabilités de survie et les intervalles de confiance à 95 % (IC) correspondants pour la période allant du début du traitement ART au décès des sujets. RÉSULTATS: Sur les 146 malades, 96 (66 %) étaient des femmes ; la valeur médiane de référence pour la numération des lymphocytes CD4+ était de 129 cellules/ml. L'analyse de Kaplan-Meier a montré que 13 % des malades étaient décédés au bout de 12 mois, 17 % au bout de 24 mois et 20 % au bout de 36 mois. On a relevé une concentration d'ARN VIH-1 plasmatique > 50 copies/ml chez 40 malades sur 79 (51 %), 12 mois après le début du traitement, en association avec une mauvaise observance thérapeutique. Chez 29 malades présentant plus de 1000 copies/ml au bout de 12 mois, on a détecté des mutations de résistance aux inhibiteurs non-nucléosidiques de la transcriptase inverse (NNRTI) dans 23 cas (79 %) ; à la fois aux NNRTI et à la lamivudine dans 21 cas (72 %) ; et aux NNRTI, à la lamivudine et à des inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse dans 10 cas (35 %). Cent six participants ont rapporté avoir eu des rapports sexuels non protégés et 35 des 96 femmes (36 %) étaient enceintes pendant le suivi. CONCLUSION: Les adolescents et les jeunes atteints de sida qui reçoivent un traitement ART courent un risque d'échec virologique et de progression de la maladie et peuvent donc transmettre le VIH-1 à leurs partenaires sexuels et le cas échéant à leur enfant à naître. Il est urgent de disposer de stratégies permettant de cibler les besoins spécifiques de cette tranche d'âges.

        · abstract in English | Spanish     · text in English     · pdf in English