• Community wells to mitigate the arsenic crisis in Bangladesh Research

    van Geen, Alexander; Ahmed, K.M.; Seddique, A. A.; Shamsudduha, M.

    Abstract in French:

    OBJECTIF: Contrôler l'efficacité des puits communautaires profonds dans la diminution de l'exposition à l'arsenic présent à concentration élevée dans les eaux souterraines pompées dans les nappes phréatiques superficielles. MÉTHODES: Six puits communautaires d'une profondeur de 60 à 140 mètres ont été installés dans des villages où les puits existants donnant de l'eau potable étaient très peu nombreux. Une étude basée sur l'interrogation des villageois transportant l'eau de ces puits communautaires et sur les relevés des débitmètres a permis d'évaluer l'utilisation de ces puits au cours d'une année. Les résultats ont été comparés à ceux d'une enquête antérieure menée dans la même zone utilisant les données recueillies auprès des ménages et celles fournies par les puits. RÉSULTATS: La concentration moyenne en arsenic dans l'eau pompée à partir des puits déjà utilisés dans les villages où les puits communautaires ont été installés atteignait 180±140 µg/l (n = 956). L'échantillonnage mensuel pendant 4 à 11 mois a montré que la concentration en arsenic des eaux souterraines issues de cinq des six puits nouvellement installés était constamment situé à l'intérieur des valeurs guides de l'OMS, à savoir 10 µg/l pour l'eau de boisson. L'eau de l'un de ces puits était conforme aux normes du Bangladesh, soit 50 µg/l d'arsenic, mais non conforme aux valeurs guides OMS concernant la concentration du manganèse et de l'uranium dans l'eau de boisson. Les puits communautaires ont été très appréciés et nombreuses étaient les femmes marchant plusieurs centaines de mètres chaque jour pour y puiser de l'eau. En moyenne, 2200 litres d'eau ont été pompés à la main chaque jour à partir de chacun des puits communautaires, quelle que soit la saison. CONCLUSION: Un puit communautaire répond aux besoins d'environ 500 personnes résidant dans un rayon de 150 mètres dans un village densément peuplé. Bien contrôlés, les puits communautaires devraient prendre une importance croissante dans les campagnes visant à réduire l'exposition à l'arsenic au Bangladesh. De 8000 à 10 000 puits communautaires profonds sont nécessaires pour fournir de l'eau potable aux 4 à 5 millions de personnes qui habitent les régions les plus touchées du pays.

    Abstract in Spanish:

    OBJETIVO: Vigilar la eficacia de los pozos profundos comunitarios como alternativa para reducir la exposición a los niveles elevados de arsénico presentes en el agua subterránea bombeada desde acuíferos más superficiales. MÉTODOS: Se abrieron seis pozos comunitarios con una profundidad de entre 60 y 140 metros en aldeas en las que muy pocos de los pozos ya existentes contenían agua potable. Utilizando caudalímetros y entrevistando a los aldeanos que transportaban el agua de los pozos de la comunidad, se llevó a cabo un estudio del uso que se hacía de ellos a lo largo de un año. Los resultados se compararon con los datos que sobre los hogares y los pozos se habían obtenido en una encuesta anterior en la misma zona. RESULTADOS: La concentración media de arsénico en el agua bombeada de los pozos ya utilizados en las aldeas donde se instalaron los pozos comunitarios fue de 180 ± 140 µg/l (n = 956). Las muestras mensuales de 4-11 meses mostraron sistemáticamente que las concentraciones de arsénico en el agua subterránea de cinco de los seis nuevos pozos se mantenían por debajo del valor de 10 µg/l estipulado por la OMS para el agua potable. Uno de estos pozos satisfacía la norma de 50 µg/l de arsénico establecida en Bangladesh, pero no así las normas de la OMS en lo tocante al manganeso y el uranio en el agua potable. Los pozos comunitarios fueron muy apreciados. Muchas mujeres caminaban cientos de metros cada día para sacar agua de ellos, y por término medio se bombeaban a mano diariamente 2200 litros en cada uno, independientemente de la estación. CONCLUSIÓN: Un solo pozo comunitario basta para cubrir las necesidades de unas 500 personas residentes en un radio de 150 metros en una aldea densamente poblada. Controlados debidamente, los pozos comunitarios deberían tener un papel más destacado en las campañas destinadas a reducir la exposición al arsénico en Bangladesh. Se requieren entre 8000 y 10 000 pozos profundos comunitarios para abastecer de agua potable a los cuatro o cinco millones de personas que viven en las zonas más gravemente afectadas del país.

    Abstract in English:

    OBJECTIVE: To monitor the effectiveness of deep community wells in reducing exposure to elevated levels of arsenic in ground-water pumped from shallower aquifers. METHODS: Six community wells ranging in depth from 60 m to 140 m were installed in villages where very few of the wells already present produced safe water. By means of flow meters and interviews with villagers carrying water from the community wells, a study was made of the extent to which these were used during one year. The results were compared with household and well data obtained during a previous survey in the same area. FINDINGS: The mean arsenic concentration in water pumped from wells already in use in the villages where the community wells, were installed was 180 ± 140 µg/l (n = 956). Monthly sampling for 4-11 months showed that arsenic levels in groundwater from five of the six newly installed wells were consistently within the WHO guideline value of 10 µg/l for drinking-water. One of these wells met the Bangladesh standard of 50 µg/l arsenic but failed to meet the WHO guideline values for manganese and uranium in drinking-water. The community wells were very popular. Many women walked hundreds of metres each day to fetch water from them. On average, 2200 litres were hand-pumped daily from each community well, regardless of the season. CONCLUSION: A single community well can meet the needs of some 500 people residing within a radius of 150 m of it in a densely populated village. Properly monitored community wells should become more prominent in campaigns to reduce arsenic exposure in Bangladesh. Between 8000 and 10 000 deep community wells are needed to provide safe water for the four to five million people living in the most severely affected parts of the country.
  • Prevalence of reproductive tract infections, genital prolapse, and obesity in a rural community in Lebanon Research

    Deeb, Mary E.; Awwad, Johnny; Yeretzian, Joumana S.; Kaspar, Hanna G.

    Abstract in French:

    OBJECTIF: Déterminer la prévalence des maladies liées à la procréation dans une communauté rurale au Liban MÉTHODES: Des données ont été rassemblées à partir d'entretiens conduits auprès de femmes à leur domicile, d'examens physiques et d'interrogatoires menés par des médecins dans un dispensaire de la communauté, et de tests de laboratoire. L’échantillon était composé de 557 femmes non célibataires de 15 à 60 ans choisies au hasard. RÉSULTATS: A peine plus de la moitié des femmes (268, 50,6 %) avaient au moins 5 enfants et 320 femmes de moins de 45 ans (78,9 %) recouraient à la contraception. La prévalence des infections de l’appareil génital était très faible : six (1,2 %) femmes présentaient des maladies sexuellement transmissibles et 47 (9,3 %) des infections endogènes de l’appareil génital. Il n'a été observé ni chlamydiose, ni sérodiagnostic positif pour la syphilis, ni cancer invasif du col, mais un cas seulement de dysplasie du col. En revanche les cas de prolapsus génital et de morbidité gynécologique étaient nombreux. La moitié des femmes étudiées (251, 49,6%) présentaient un prolapsus génital et 153 (30,2%) étaient obèses. CONCLUSION: La prévalence des infections de l’appareil génital dans cette communauté rurale traditionnelle de l'est du Liban était faible - situation qui peut s'expliquer notamment par le caractère traditionnel de la communauté, le taux élevé d'utilisation des services de soins de santé et le recours général aux antibiotiques sans ordonnance. Mais l'étude a surtout révélé une prévalence étonnamment élevée du prolapsus génital et de l'obésité - ce qui n'est pas sans conséquence pour l'établissement des priorités des soins de santé primaires dans ce type de communauté rurale.

    Abstract in Spanish:

    OBJETIVO: Determinar la prevalencia de las enfermedades relacionadas con el aparato reproductor en una comunidad rural del Líbano. MÉTODOS: Los datos empleados proceden de las entrevistas efectuadas a las mujeres en sus hogares y de las exploraciones físicas y las historias clínicas realizadas por los médicos en un consultorio de la comunidad, así como de pruebas de laboratorio. Se seleccionó aleatoriamente a.un total de 557 mujeres casadas alguna vez, con edades comprendidas entre 15 y 60 años. RESULTADOS: Poco más de la mitad de la muestra (268, 50,6%) tenía cinco o más niños, y 320 (78,9%) de las mujeres con menos de 45 años estaban usando métodos anticonceptivos. La prevalencia de infecciones del aparato reproductor fue muy baja: seis mujeres (1,2%) sufrían enfermedades de transmisión sexual, y 47 (9,3%) tenían infecciones endógenas del aparato reproductor. Ninguna de ellas presentaba infección por clamidias o un resultado serológico positivo de sífilis. Ninguna sufría cáncer invasivo del cuello uterino, y sólo una tenía displasia cervical. En cambio, los casos de prolapso genital y la morbilidad ginecológica eran elevados. La mitad de las mujeres estudiadas (251, 49,6%) presentaban prolapso genital, y 153 (30,2%) eran obesas. CONCLUSIÓN: La prevalencia de infecciones del aparato reproductor en esta comunidad rural conservadora del este del Líbano fue baja. Posibles explicaciones de ello son el carácter conservador de la comunidad, la alta tasa de utilización de los servicios de salud y el uso libre de antibióticos sin receta. Lo que es más importante, el estudio reveló una prevalencia inesperadamente alta de prolapso genital y obesidad, resultado que tiene claras implicaciones para fijar las prioridades de la atención primaria en las comunidades rurales de ese tipo.

    Abstract in English:

    OBJECTIVE: To determine the prevalence of reproduction-related illnesses in a rural community in Lebanon. METHODS: Data were collected through interviews with women in their homes, physical examinations and history taking by physicians in a clinic in the community, and laboratory tests. A total of 557 ever-married women aged 15-60 years were selected randomly. FINDINGS: Just over half of the sample (268, 50.6%) had five or more children, and (320, 78.9%) of women aged <45 years were using contraception. The prevalence of reproductive tract infections was very low: six (1.2%) women had sexually transmitted diseases and 47 (9.3%) had endogenous reproductive tract infections. None had chlamydial infection or a positive serological finding of syphilis. None had invasive cervical cancer, and only one had cervical dysplasia. In contrast, genital prolapse and gynaecological morbidity were elevated. Half of the women studied (251, 49.6%) had genital prolapse, and 153 (30.2%) were obese. CONCLUSION: The prevalence of reproductive tract infections in this conservative rural community in east Lebanon was low. Possible explanations include the conservative nature of the community, the high rate of utilization of health care services, and the liberal use of antibiotics without a prescription. More importantly, the study showed an unexpectedly high prevalence of genital prolapse and obesity - a finding that has clear implications for primary health care priorities in such rural communities.
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