• Can Malawi's poor afford free tuberculosis services? Patient and household costs associated with a tuberculosis diagnosis in Lilongwe Research

    Kemp, Julia R; Mann, Gillian; Simwaka, Bertha Nhlema; Salaniponi, Felix ML; Squire, Stephen Bertel

    Abstract in French:

    OBJETIVO: Evaluer le coût, par rapport à d'autres approches, du diagnostic de la tuberculose pour les personnes pauvres et les femmes du district urbain de Lilongwe au Malawi, où les habitants ont accès à des services de santé publique gratuits à moins de 6 km. MÉTHODES: Les coûts directs pour les patients et les ménages et les coûts d'opportunité ont été évalués à partir d'une enquête sur un échantillon de 179 personnes tuberculeuses, constitué par tirage systématique parmi l'ensemble des établissements de soins de santé publics et confessionnels du district de Lilongwe. Le niveau de pauvreté a été déterminé à partir de l'Enquête Légère Intégrée auprès des Ménages (EMEP), menée en 1998 au Malawi. RÉSULTATS: En moyenne, les patients ont déboursé US $ 13 [996 MK (monnaie malawi) ou 18 jours de revenu] et perdu 22 journées de travail pour bénéficier du diagnostic de la tuberculose. Pour les patients n'appartenant par à la population pauvre, les coûts totaux représentaient 129 % du revenu mensuel total ou 184 % du revenu après déduction des dépenses alimentaires. Pour les pauvres, ces coûts s'élevaient à 248 % du revenu mensuel ou à 574 % de ce revenu après déduction des dépenses alimentaires. Lorsque le malade est une femme ou une personne pauvre, les coûts d'opportunité que supporte son foyer sont plus élevés. CONCLUSION: Le coût total réel pour les malades et leur foyer du diagnostic de la tuberculose est prohibitif, même lorsque ce service est dispensé gratuitement Dans le cadre du développement des services de lutte contre la TB en vue d'atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement, il est urgent de trouver des stratégies pour le diagnostic de la TB qui soient peu onéreuses pour les personnes pauvres et leurs foyers.

    Abstract in Spanish:

    OBJETIVO: Evaluar los costos relativos del acceso al diagnóstico de la tuberculosis para los pobres y para las mujeres en la zona urbana de Lilongwe, Malawi, un entorno donde se puede acceder de forma gratuita a servicios de salud pública que se encuentran a menos de 6 kilómetros. MÉTODOS: Se evaluaron los costos directos y de oportunidad para los pacientes y los hogares mediante una encuesta realizada entre 179 enfermos de tuberculosis, muestreados de manera sistemática a partir de todos los establecimientos de salud públicos y de misión de Lilongwe. El nivel de pobreza se determinó a partir de la Encuesta Integrada de Hogares (MIHS) de Malawi de 1998. RESULTADOS: Por término medio, los pacientes gastaron US$13 (MK 996 o 18 días de ingresos) y perdieron 22 días de trabajo para tener acceso al diagnóstico de tuberculosis. Entre los pacientes que no eran pobres, los costos totales ascendieron al 129% de sus ingresos mensuales totales, o el 184% si se descontaba el gasto en alimentos. Entre los pobres, el costo equivalió al 248% de los ingresos mensuales, o el 574% tras descontar los alimentos. Cuando la persona enferma es pobre o es una mujer, los costos de oportunidad afrontados por la unidad familiar son mayores. CONCLUSIÓN: Los costos del diagnóstico de la tuberculosis para los pacientes y los hogares son prohibitivamente elevados, incluso allí donde esos servicios se proporcionan de forma gratuita. Como parte de la expansión de los servicios antituberculosos emprendida para alcanzar los Objetivos de Desarrollo del Milenio, es necesario identificar urgentemente estrategias de diagnóstico de la tuberculosis que sean costoeficaces para los pobres y sus familias.

    Abstract in English:

    OBJECTIVE: To assess the relative costs of accessing a TB diagnosis for the poor and for women in urban Lilongwe, Malawi, a setting where public health services are accessible within 6 kilometres and provided free of charge. METHODS: Patient and household direct and opportunity costs were assessed from a survey of 179 TB patients, systematically sampled from all public and mission health facilities in Lilongwe. Poverty status was determined from the 1998 Malawi Integrated Household Survey (MIHS). FINDINGS: On average, patients spent US$ 13 (MK 996 or 18 days' income) and lost 22 days from work while accessing a TB diagnosis. For non-poor patients, the total costs amounted to 129% of total monthly income, or 184% after food expenditures. For the poor, this cost rose to 248% of monthly income or 574% after food. When a woman or when the poor are sick, the opportunity costs faced by their households are greater. CONCLUSION: Patient and household costs of TB diagnosis are prohibitively high even where services are provided free of charge. In scaling up TB services to reach the Millennium Development Goals, there is an urgent need to identify strategies for diagnosing TB that are cost-effective for the poor and their households.
  • Evaluating the potential impact of the new Global Plan to Stop TB: Thailand, 2004-2005 Research

    Varma, Jay K; Wiriyakitjar, Daranee; Nateniyom, Sriprapa; Anuwatnonthakate, Amornrat; Monkongdee, Patama; Sumnapan, Surin; Akksilp, Somsak; Sattayawuthipong, Wanchai; Charunsuntonsri, Pricha; Rienthong, Somsak; Yamada, Norio; Akarasewi, Pasakorn; Wells, Charles D; Tappero, Jordan W

    Abstract in French:

    OBJECTIF: Le nouveau Plan mondial « Halte à la tuberculose » 2006-2015 de l'OMS conseille aux pays supportant une forte charge de tuberculose (TB) de renforcer la participation du secteur privé dans le dépistage de cette maladie et de développer davantage les services destinés aux personnes porteuses du VIH et atteintes d'une tuberculose à bacille multirésistant (TB-MR). La présente étude a pour objectif d'évaluer la mise en œuvre de ces stratégies en Thaïlande à partir des données fournies par le Thailand TB Active Surveillance Network (réseau de surveillance active de la tuberculose en Thaïlande), projet expérimental lancé en 2004. MÉTHODES: En octobre 2004, nous avons établi des contacts avec des établissements de soins de santé publics et privés pour recueillir des données sur les personnes diagnostiquées comme tuberculeuses, aider à la délivrance de soins de santé, fournir des prestations de conseil et de dépistage concernant le VIH et obtenir des échantillons d'expectorations en vue de pratiquer des cultures et des tests de pharmacosensibilité. La zone de desserte comptait 3,6 millions d'habitants répartis dans quatre provinces. Nous avons comparé les résultats pour la période octobre 2004-septembre 2005 (désignée par 2005) avec des données de référence pour la période octobre 2002-septembre 2003 (désignée par 2003). RÉSULTATS: En 2005, nous avons enregistré 5841 cas de TB (164/100 000), dont 2320 nouveaux cas de TB à frottis positif (65/100 000). Par rapport aux résultats fournies par la surveillance passive systématique en 2003, la surveillance active a permis une augmentation de la notification de 19 % pour le nombre total de cas de TB et de 13 % pour le nombre de nouveaux cas de TB à frottis positif. Les établissements privés ont diagnostiqué 634 (11 %) des nouveaux cas de TB. En 2005, 1392 (24 %) cas de TB étaient connus comme séropositifs pour le VIH. La proportion de cas de TB avec un statut VIH inconnu est passée de 66 % (3226/4904) en 2003 à 23 % (1329/5841) en 2005 (p < 0,01). Parmi les 4656 cas de TB pulmonaire, 3024 (65 %) ont fait l'objet d'une culture mycobactérienne et 60 (1 %) ont été diagnostiqués comme atteints d'une TB-MR. CONCLUSION: En Thaïlande, l'expérimentation de la nouvelle stratégie OMS a permis d'accroître le nombre de cas de TB dépistés, de renforcer la collaboration avec le secteur privé et d'améliorer les services liés au VIH à l'intention des personnes tuberculeuses, ainsi que le diagnostic des TB-MR. Une analyse plus poussée des résultats et des coûts thérapeutiques s'impose pour évaluer l'impact du programme et son rapport coût-efficacité.

    Abstract in Spanish:

    OBJETIVO: El nuevo Plan Mundial de la OMS para Detener la Tuberculosis 2006-2015 aconseja a los países que presentan una alta carga de la enfermedad que amplíen la búsqueda de casos en el sector privado, así como los servicios destinados a los pacientes con infección por VIH y tuberculosis multirresistente (TB-MR). El objetivo del estudio fue evaluar esas estrategias en Tailandia utilizando los datos de la Red de Vigilancia Activa de la Tuberculosis del país, un proyecto de demostración iniciado en 2004. MÉTODOS: En octubre de 2004 empezamos a ponernos en contacto cada mes con servicios de atención sanitaria públicos y privados a fin de registrar los datos pertinentes sobre las personas con diagnóstico de tuberculosis, contribuir a la asistencia a los enfermos, ofrecer asesoramiento y pruebas del VIH y obtener muestras de esputo para la realización de cultivos y pruebas de sensibilidad. La zona de captación abarcaba a 3,6 millones de personas en cuatro provincias. Comparamos los resultados de octubre de 2004 a septiembre de 2005 (en adelante 2005) con los datos de partida correspondientes al periodo de octubre de 2002 a septiembre de 2003 (en adelante 2003). RESULTADOS: En 2005 evaluamos 5841 casos de tuberculosis (164/100 000), incluidos 2320 casos bacilíferos nuevos (65/100 000). En comparación con la vigilancia pasiva sistemática de 2003, la vigilancia activa aumentó la notificación de todos los casos de tuberculosis en un 19%, y de los casos bacilíferos nuevos en un 13%. Los servicios privados diagnosticaron el 11% (634) de todos los casos de tuberculosis. En 2005 se detectaron 1392 (24%) casos VIH-positivos. La proporción de casos con serología VIH desconocida disminuyó del 66% (3226/4904) en 2003 al 23% (1329/5841) en 2005 (p < 0,01). De 4656 casos pulmonares, se realizó un cultivo micobacteriano en 3024 (65%), y se diagnóstico TB-MR en 60 (1%). CONCLUSIÓN: En Tailandia, la aplicación piloto de la nueva estrategia de la OMS aumentó la búsqueda de casos y la colaboración con el sector privado, y además mejoró los servicios de VIH para los enfermos tuberculosos y el diagnóstico de TB-MR. Es necesario seguir analizando los resultados terapéuticos y los costos a fin de evaluar el impacto y la costoeficacia de este programa.

    Abstract in English:

    OBJECTIVE: WHO's new Global Plan to Stop TB 2006-2015 advises countries with a high burden of tuberculosis (TB) to expand case-finding in the private sector as well as services for patients with HIV and multidrug-resistant TB (MDR-TB). The objective of this study was to evaluate these strategies in Thailand using data from the Thailand TB Active Surveillance Network, a demonstration project begun in 2004. METHODS: In October 2004, we began contacting public and private health-care facilities monthly to record data about people diagnosed with TB, assist with patient care, provide HIV counselling and testing, and obtain sputum samples for culture and susceptibility testing. The catchment area included 3.6 million people in four provinces. We compared results from October 2004-September 2005 (referred to as 2005) to baseline data from October 2002-September 2003 (referred to as 2003). FINDINGS: In 2005, we ascertained 5841 TB cases (164/100 000), including 2320 new smear-positive cases (65/100 000). Compared with routine passive surveillance in 2003, active surveillance increased reporting of all TB cases by 19% and of new smear-positive cases by 13%. Private facilities diagnosed 634 (11%) of all TB cases. In 2005, 1392 (24%) cases were known to be HIV positive. The proportion of cases with an unknown HIV status decreased from 66% (3226/4904) in 2003 to 23% (1329/5841) in 2005 (P< 0.01). Of 4656 pulmonary cases, mycobacterial culture was performed in 3024 (65%) and MDR-TB diagnosed in 60 (1%). CONCLUSION: In Thailand, piloting the new WHO strategy increased case-finding and collaboration with the private sector, and improved HIV services for TB patients and the diagnosis of MDR-TB. Further analysis of treatment outcomes and costs is needed to assess this programme's impact and cost effectiveness.
  • Determining the burden of tuberculosis in Eritrea: a new approach Research

    Sebhatu, Mineab; Kiflom, Bahlbi; Seyoum, Melles; Kassim, Nuredin; Negash, Tesfazion; Tesfazion, Andeberhan; Borgdorff, Martien W; van der Werf, Marieke J

    Abstract in French:

    OBJECTIF: Obtenir une estimation de la prévalence des nouveaux cas de tuberculose à frottis positif en Erythrée par une démarche nouvelle et économique. MÉTHODES: L'étude a été conçue pour porter sur un échantillon de 35 000 personnes, réparties en 40 groupes. Les groupes ont été constitués par tirage proportionnel à la taille de la population. Dans chaque groupe, on a obtenu des données de recensement pour les personnes répondant aux critères d'inclusion. On a demandé aux sujets de 15 ans et plus s'ils toussaient et depuis combien de temps et d'autre part s'ils fumaient. On leur a également demandé de fournir deux échantillons d'expectoration pour examen par microscopie de fluorescence. RÉSULTATS: Au total, 38 032 personnes ont été incluses dans l'étude. Parmi les 19 197 sujets de 15 ans ou plus, 18 152 (94,6 %) ont fourni au moins un échantillon d'expectoration. Quinze personnes remplissaient les critères de la définition de cas, d'où une prévalence des nouveaux cas de tuberculose à frottis positif de 90 pour 100 000 [intervalle de confiance à 95 % (IC) : 35 -145 pour 100 000] parmi les personnes de 15 ans ou plus et de 50 pour 100 000 [intervalle de confiance à 95 % (IC) : 19-80 pour 100 000] parmi la population totale. CONCLUSION: L'estimation de la prévalence des nouveaux cas de tuberculose à frottis positif obtenue par notre étude est considérablement inférieure à celle publiée par l'Organisation mondiale de la Santé. La nouvelle méthodologie d'enquête utilisée pour déterminer la prévalence de la tuberculose est applicable sur le terrain. Cette méthodologie doit être validée dans d'autres pays et comparée à d'autres techniques de mesure de la prévalence.

    Abstract in Spanish:

    OBJETIVO: Obtener una estimación de la prevalencia de nuevos casos de tuberculosis con baciloscopia positiva en Eritrea empleando un nuevo método de bajo costo. MÉTODOS: El estudio se diseñó de manera que abarcara una muestra de unas 35 000 personas repartidas entre 40 conglomerados. Éstos fueron seleccionados mediante la técnica de muestreo proporcional al tamaño de la población. En cada conglomerado se obtuvieron datos censales sobre las personas que reunían las condiciones. Se encuestó a los individuos de 15 o más años acerca de la tos y su duración y sobre su consumo de tabaco, pidiéndoseles que proporcionaran dos muestras de esputo (in situ y por la mañana) para someterlas a microscopía de fluorescencia. RESULTADOS: En total participaron en el estudio 38 032 personas. De los 19 197 individuos de 15 o más años que había entre ellas, 18 152 (94,6%) proporcionaron al menos una muestra de esputo. Quince cumplían la definición de caso, lo que arroja una prevalencia de nuevos casos bacilíferos de tuberculosis de 90 por 100 000 (intervalo de confianza [IC] del 95%: 35-145 por 100 000) personas de 15 años o más, y de 50 por 100 000 (IC95%: 19-80 por 100 000) en la población total. CONCLUSIÓN: La prevalencia de casos nuevos de tuberculosis con baciloscopia positiva estimada a partir de nuestro estudio es considerablemente inferior a la estimación publicada por la Organización Mundial de la Salud. La nueva metodología que empleamos en las encuestas para determinar la prevalencia de la tuberculosis es viable sobre el terreno, pero debería ser validada en otros países y comparada con otros métodos de medición de la prevalencia.

    Abstract in English:

    OBJECTIVE: To obtain an estimate of the prevalence of new cases of smear-positive tuberculosis in Eritrea using a new low-cost approach. METHODS: The study was designed to include a sample of 35 000 people divided between 40 clusters. The clusters were selected by sampling proportional to population size. In each cluster, census data were obtained from eligible individuals. Individuals aged 15 years or more were questioned about cough and its duration and smoking and were asked to provide two samples of sputum (spot and morning) for examination by fluorescence microscopy. FINDINGS: A total of 38 032 individuals were included in the study. Of the 19 197 individuals aged 15 years or more, 18 152 (94.6%) provided at least one sample of sputum. Fifteen individuals fulfilled the case definition, providing a prevalence of new cases of smear-positive tuberculosis of 90 per 100 000 (95% confidence interval, CI, 35-145 per 100 000) individuals aged 15 years or more and 50 per 100 000 (95% CI, 19-80 per 100 000) in the total population. CONCLUSION: The estimated prevalence of new cases of smear-positive tuberculosis obtained from our study is considerably lower than the estimate published by the World Health Organization. The new methodology for surveys to determine the prevalence of tuberculosis that we used is feasible in the field. This methodology should be validated in other countries and compared with other methods for measuring prevalence.
  • Catastrophic and poverty impacts of health payments: results from national household surveys in Thailand Research

    Limwattananon, Supon; Tangcharoensathien, Viroj; Prakongsai, Phusit

    Abstract in French:

    OBJETIF: Estimer l'incidence et décrire la répartition des dépenses de santé catastrophiques et de la paupérisation résultant des frais à la charge des ménages lors d'une hospitalisation, en comparant la période précédant l'introduction de la couverture universelle par des soins de santé (CU) et la période ultérieure. MÉTHODES: Analyses secondaires de données d'enquêtes socioéconomiques, menées auprès d'un échantillon de ménages représentatif au niveau national en 2000 avant l'introduction de la CU (n = 24 747) et après son introduction en 2002 (n = 34 785) et en 2004 (n = 34 843). RÉSULTATS: Les ménages dont un membre a été hospitalisé sont les plus nombreux à avoir supporté des dépenses de santé catastrophiques (31,0 % en 2000, mais 15,1 % en 2002 et 14,6 % et en 2004). Au cours des deux périodes postérieures à l'introduction de la CU, l'incidence des dépenses de santé catastrophiques liées à des hospitalisations dans des établissements privés était de 32,1 % en 2002 et de 27,8 % en 2004. Pour les patients hospitalisés dans des hôpitaux de district, l'incidence des dépenses de santé catastrophiques était de 6 ,5 % en 2002 et de 7,3 % en 2004. L'incidence des dépenses de santé catastrophiques liées à des services ambulatoires dans des établissements privés est passée de 27,9 % à 28,5 % entre 2002 et 2004. En 2000, avant l'introduction de la CU, le pourcentage de thaïlandais ayant recouru à des soins hospitaliers et confrontés à des dépenses de santé catastrophiques était de 35,8 pour les patients hospitalisés et de 36,0 pour ceux soignés en ambulatoire. L'incidence de la paupérisation par des dépenses d'hospitalisation des ménages déjà démunis s'est accrue de 84,0 % en 2002, de 71,5 % en 2004 et de 95,6 % en 2000. On a constaté une augmentation de la paupérisation due à des dépenses de santé à la charge des patients de 98,8 % à 100 % dans le cas des pauvres ayant subi une hospitalisation dans des hôpitaux privés, indépendamment du type de soins reçu. CONCLUSION: Les ménages dont un des membres est hospitalisé, notamment dans un hôpital privé, ont une plus forte probabilité de subir des dépenses catastrophiques et une paupérisation en raison des frais restant à la charge des patients. Le recours à des services non couverts par la CU ou le fait de ne pas passer par les prestateurs désignés pour obtenir certaines prestations (dont l'accès est interdit aux termes du contrat de capitation sans orientation dans les règles par un praticien) sont les principales causes de dépenses de santé catastrophiques et de paupérisation.

    Abstract in Spanish:

    OBJETIVO: Estimar la incidencia y describir el perfil de los gastos catastróficos y el empobrecimiento causados por los pagos en efectivo realizados por los hogares, comparando los periodos anterior y posterior a la introducción de la cobertura sanitaria universal (CSU). MÉTODOS: Se llevaron a cabo análisis de datos secundarios de encuestas socioeconómicas de unidades familiares representativas a nivel nacional antes de la introducción de la CSU en 2000 (n = 24 747) y después de la misma en 2002 (n = 34 785) y 2004 (n = 34 843). RESULTADOS: Los hogares que tuvieron necesidad de asistencia hospitalaria sufrieron gastos catastróficos con mayor frecuencia (31,0% en 2000, frente a 15,1% y 14,6% en 2002 y 2004, respectivamente). Durante los dos periodos posteriores a la introducción de la CSU, la incidencia de gastos catastróficos por pago de servicios de asistencia a pacientes ingresados en hospitales privados fue del 32,1% en 2002 y del 27,8% en 2004. Entre quienes tuvieron que ser ingresados en hospitales de distrito, las cifras de gastos catastróficos correspondientes fueron del 6,5% y el 7,3% en 2002 y 2004, respectivamente. La incidencia de gastos catastróficos por pago de servicios ambulatorios en hospitales privados pasó del 27,9% al 28,5% entre 2002 y 2004. En 2000, antes de la introducción de la cobertura universal, el porcentaje de hogares tailandeses que utilizaron los servicios de hospitales privados y tuvieron que afrontar gastos catastróficos fue del 35,8% para la atención hospitalaria y el 36,0% para la atención ambulatoria. El empobrecimiento aumentó en las familias pobres como consecuencia de los gastos en servicios de hospitalización, en un 84,0% en 2002, 71,5% en 2004, y 95,6% en 2000. El aumento relativo del empobrecimiento por los gastos directos realizados se dio en el 98,8%-100% de los casos de quienes eran pobres después de pagar los servicios proporcionados en hospitales privados, independientemente del tipo de atención recibida. CONCLUSIÓN: Los hogares con algún miembro que tuvo que ser ingresado, sobre todo en hospitales privados, tenían más probabilidades de afrontar gastos catastróficos y empobrecimiento como consecuencia de los pagos directos realizados. El uso de servicios no comprendidos en el conjunto de prestaciones de la CSU y el hecho de puentear a los proveedores designados (lo cual está prohibido en el modelo de contrato de iguala si no se hace la derivación como corresponde) son causas relevantes de gasto catastrófico y empobrecimiento.

    Abstract in English:

    OBJECTIVE: To estimate the incidence and describe the profile of catastrophic expenditures and impoverishment due to household out-of-pocket payments, comparing the periods before and after the introduction of universal health care coverage (UC). METHODS: Secondary data analyses of socioeconomic surveys on nationally representative households pre-UC in 2000 (n = 24 747) and post-UC in 2002 (n = 34 785) and 2004 (n = 34 843). FINDINGS: Households using inpatient care experienced catastrophic expenditures most often (31.0% in 2000, compared with 15.1% and 14.6% in 2002 and 2004, respectively). During the two post-UC periods, the incidence of catastrophic expenditures for inpatient services at private hospitals was 32.1% for 2002 and 27.8% for 2004. For those using inpatient care at district hospitals, the corresponding catastrophic expenditures figures were 6.5% and 7.3% in 2002 and 2004, respectively. The catastrophic expenditures incidence for outpatient services from private hospitals moved from 27.9% to 28.5% between 2002 and 2004. In 2000, before universal coverage was introduced, the percentages of Thai households who used private hospitals and faced catastrophic expenditures were 35.8% for inpatient care and 36.0% for outpatient care. Impoverishment increased for poor households because of payments for inpatient services by 84.0% in 2002, by 71.5% in 2004 and by 95.6% in 2000. The relative increase in out-of-pocket impoverishment was found in 98.8% to 100% of those who were poor following payments made to private hospitals, regardless of type of care. CONCLUSION: Households using inpatient services, especially at private hospitals, were more likely to face catastrophic expenditures and impoverishment from out-of-pocket payments. Use of services not covered by the UC benefit package and bypassing the designated providers (prohibited under the capitation contract model without proper referrals) are major causes of catastrophic expenditures and impoverishment.
  • Mortality in the Islamic Republic of Iran, 1964-2004 Research

    Khosravi, Ardeshir; Taylor, Richard; Naghavi, Mohsen; Lopez, Alan D

    Abstract in French:

    OBJECTIF: Des informations fiables sur les caractéristiques, le niveau et les tendances de la mortalité sont essentielles à une politique d'amélioration de la santé reposant sur des bases factuelles. On n'a pas évalué d'une manière critique les diverses sources de données sur la mortalité en République Islamique d'Iran. Nous souhaitons dans cet article documenter et évaluer l'exhaustivité des différentes sources de données sur la mortalité et estimer le niveau et les tendances de cette dernière au cours des 40 dernières années, grâce à plusieurs indices tels que la mortalité de l'enfant, la mortalité de l'adulte et l'espérance de vie. MÉTHODES: Nous avons procédé à une revue systématique des études disponibles sur la mortalité infantile de 1964 à 2004 et estimé la tendance la plus probable de la mortalité de l'enfant. Nous avons évalué le degré d'exhaustivité des données provenant de l'enregistrement des décès entre 1992 et 2004 pour estimer le niveau de la mortalité adulte. Nous avons établi les tables de survie pour la République islamique d'Iran pour 2004 sur la base de ces données, en les corrigeant pour tenir compte du sous-enregistrement des décès. RÉSULTATS: La mortalité infantile a diminué, passant de 154 décès pour 1000 naissances vivantes en 1964 à 26 en 2004 selon les estimations. Le risque de mortalité adulte en 2004 a été estimé à 0,124 pour les femmes et 0,175 pour les hommes. Selon les données ajustées provenant de l'enregistrement des décès, l'espérance de vie à la naissance en 2004 était de 71,2 ans pour les femmes et de 68,7 ans pour les hommes. Le degré d'exhaustivité de l'enregistrement des décès pour les personnes âgées de 5 ans et plus a été de 76% pour la période 2001 - 2004 pour l'ensemble des systèmes d'enregistrement. CONCLUSION: Il y a eu au cours des trois dernières décennies une baisse générale de la mortalité de l'enfant en République islamique d'Iran. La mortalité adulte a elle aussi diminué, mais moins fortement. Les systèmes d'information sur la mortalité se sont améliorés, mais il subsiste de sérieux problèmes quant à l'exhaustivité et à la qualité des données.

    Abstract in Spanish:

    OBJETIVO: La disponibilidad de información fidedigna sobre las pautas, niveles y tendencias de la mortalidad es fundamental para poder formular políticas de mejora de la salud basadas en la evidencia. Algunas de las fuentes de datos sobre la mortalidad en la República Islámica del Irán no han sido objeto de una evaluación crítica. Este artículo tiene por objeto documentar y evaluar la completud de las diferentes fuentes de datos sobre la mortalidad y estimar el nivel y las tendencias de la mortalidad durante los últimos 40 años a partir de diversos índices, como la mortalidad en la niñez, la mortalidad de adultos y la esperanza de vida. MÉTODOS: Emprendimos una revisión sistemática de todos los estudios disponibles sobre la mortalidad infantil entre 1964 y 2004 y estimamos la tendencia más probable de la mortalidad en la niñez. Los datos de los registros de defunción correspondientes al periodo 1992-2004 fueron evaluados para determinar su completud a fin de estimar la mortalidad de adultos. A partir de esos datos se confeccionaron las tablas de vida de 2004 para la República Islámica del Irán, corrigiendo los valores en función del subregistro de las defunciones. RESULTADOS: La mortalidad infantil disminuyó de las 154 defunciones por 1000 nacidos vivos estimadas en 1964 a 26 en 2004. El riesgo de mortalidad de adultos en 2004 fue de 0,124 para las mujeres y 0,175 para los hombres. Según los datos ajustados de los registros de defunción, la esperanza de vida al nacer en 2004 fue de 71,2 años para las mujeres y 68,7 para los hombres. El grado medio de completud de los registros de defunción para las personas de 5 y más años en todos los sistemas fue del 76% durante el periodo 2001-2004. CONCLUSIÓN: Durante los tres últimos decenios se ha registrado una disminución general de la mortalidad en la niñez en la República Islámica del Irán. La mortalidad de adultos también ha descendido, pero de forma menos marcada. Los sistemas de información sobre la mortalidad han mejorado, pero el tema de la completud y calidad de los datos sigue suscitando gran preocupación.

    Abstract in English:

    OBJECTIVE: Reliable information on the pattern, level and trend of mortality is essential for evidence-based policy to improve health. Various sources of mortality data in the Islamic Republic of Iran have not been critically assessed. This paper aims to document and evaluate the completeness of the different data sources on mortality and to estimate the level and trends of mortality over the past 40 years according to various mortality indices such as child mortality, adult mortality and life expectancy. METHODS: We undertook a systematic review of all available studies on infant mortality from 1964 to 2004 and estimated the most probable trend in child mortality. Death registration data from between 1992 and 2004 were assessed for completeness to estimate the level of adult mortality. Life tables for 2004 were constructed for the Islamic Republic of Iran based on these data, corrected for underregistration of death. FINDINGS: Infant mortality decreased from an estimated 154 deaths per 1000 live births in 1964 to 26 in 2004. The risk of adult mortality in 2004 was estimated to be 0.124 and 0.175 for females and males respectively. According to adjusted death registration data, life expectancy at birth in 2004 was 71.2 for females and 68.7 for males. The average completeness of death registration for ages 5 years and older across all systems was 76% for the period 2001-2004. CONCLUSION: There has been a general decline in child mortality in the Islamic Republic of Iran over the past three decades. Adult mortality levels also have declined, but less substantially. Mortality information systems have improved, yet serious concerns remain regarding the completeness and quality of data.
  • A comprehensive assessment of maternal deaths in Argentina: translating multicentre collaborative research into action Research

    Ramos, Silvina; Karolinski, Ariel; Romero, Mariana; Mercer, Raúl

    Abstract in French:

    OBJECTIF: Evaluer de manière exhaustive la mortalité maternelle en Argentine, avec comme objectif final de renforcer le système de surveillance et de réorienter les politiques de santé génésique visant à prévenir les décès maternels. MÉTHODES: Notre étude multicentrique en population, associant méthodes qualitatives et quantitatives, comprend une analyse descriptive du sous-enregistrement des décès maternels et de la distribution de leurs causes, une étude cas-témoins destinée à identifier les facteurs de risque dans la prestation des soins de santé, ainsi que des autopsies verbales, permettant d'analyser les déterminants sociaux liés aux décès maternels. RÉSULTATS: Au total, 121 décès maternels sont intervenus au cours de l'année 2002. Ces décès étaient le plus souvent imputables à des complications d'avortement (27,4 %), à des hémorragies (22,1 %), à des infections ou à des accidents septiques (9,5 %), à des troubles hypertensifs (8,4 %) et à d'autres causes (32,6 %). Le taux de sous-enregistrement s'élevait à 9,5 % pour les décès maternels (n = 95) et à 15,4 % pour les décès maternels tardifs (n = 26). La probabilité pour la mère de mourir était 10 fois plus élevée en l'absence de soins obstétricaux essentiels, de soins d'urgence actifs et de personnel qualifié, et multipliée par 2 pour chaque augmentation de 10 ans de l'âge maternel. Parmi les autres facteurs contribuant à la mortalité maternelle, figurent la reconnaissance tardive des « signes d'alerte » ; la réticence des femmes à solliciter des soins dans le cas d'un avortement induit qu'elles veulent cacher ; les retards dans l'administration d'un traitement (erreur diagnostique ou manque de fournitures) et, en zone rurale, les délais dans l'orientation vers un établissement spécialisé ou le transport. CONCLUSION: L'association de plusieurs types de méthodes s'impose pour améliorer la recherche et les connaissances sur la mortalité maternelle à partir de données de surveillance sanitaire collectées de manière systématique. Il est urgent d'organiser une intervention de grande ampleur pour répondre aux problèmes liés à la mortalité maternelle qui relèvent de la santé publique et des droits de l'homme et nos résultats contribueront à l'établissement du consensus nécessaire pour améliorer les stratégies de prévention et le système de surveillance déjà en place.

    Abstract in Spanish:

    OBJETIVO: Realizar una evaluación integral de la mortalidad materna en la Argentina, con el objetivo último de fortalecer el sistema de vigilancia y reorientar las políticas de salud reproductiva para evitar las defunciones maternas. MÉTODOS: Nuestro estudio multicéntrico basado en la población, en el que se combinaron métodos cualitativos y cuantitativos, incluyó un análisis descriptivo del subregistro y la distribución de las causas de defunción, un estudio caso-control para identificar los factores de riesgo en la prestación de atención de salud y autopsias verbales para analizar los determinantes sociales asociados a la mortalidad materna. RESULTADOS: Durante 2002 se registraron en total 121 defunciones maternas. Las causas más comunes fueron complicaciones de abortos (27,4%), hemorragias (22,1%), infecciones/septicemia (9,5%), trastornos hipertensivos (8,4%) y otras causas (32,6%). El subregistro fue del 9,5% para las defunciones maternas (n = 95) y del 15,4% para las defunciones maternas tardías (n = 26). La probabilidad de morir fue diez veces mayor en ausencia de atención obstétrica esencial, guardia activa y personal calificado, y se duplicaba con cada aumento de 10 años de la edad. Otros factores contribuyentes fueron las demoras en el reconocimiento de las «señales de alarma»; la resistencia a buscar atención para ocultar un aborto provocado; los retrasos del inicio del tratamiento como consecuencia de un diagnóstico erróneo o de la falta de suministros; y los retrasos de la derivación y el transporte en las zonas rurales. CONCLUSIÓN: Se requiere una combinación de métodos para mejorar las investigaciones sobre la mortalidad materna y los conocimientos sobre la misma mediante la recopilación sistemática de datos de vigilancia sanitaria. Urge implementar una intervención integral que aborde los aspectos de la mortalidad materna relacionados con la salud pública y los derechos humanos. Nuestros resultados pueden ayudar a lograr el consenso necesario para mejorar el sistema de vigilancia y las estrategias de prevención actuales.

    Abstract in English:

    OBJECTIVE: To perform a comprehensive assessment of maternal mortality in Argentina, the ultimate purpose being to strengthen the surveillance system and reorient reproductive health policies to prevent maternal deaths. METHODS: Our multicentre population-based study combining qualitative and quantitative methodologies included a descriptive analysis of under-registration and distribution of causes of death, a case-control study to identify risk factors in health-care delivery and verbal autopsies to analyse social determinants associated with maternal deaths. FINDINGS: A total of 121 maternal deaths occurred during 2002. The most common causes were abortion complications (27.4%), haemorrhage (22.1%), infection/sepsis (9.5%), hypertensive disorders (8.4%) and other causes (32.6%). Under-registration was 9.5% for maternal deaths (n = 95) and 15.4% for late maternal deaths (n = 26). The probability of dying was 10 times greater in the absence of essential obstetric care, active emergency care and qualified staff, and doubled with every 10-year increase in age. Other contributing factors included delays in recognizing "alarm signals"; reluctance in seeking care owing to desire to hide an induced abortion; delays in receiving timely treatment due to misdiagnosis or lack of supplies; and delays in referral/transportation in rural areas. CONCLUSION: A combination of methodologies is required to improve research on and understanding of maternal mortality via the systematic collection of health surveillance data. There is an urgent need for a comprehensive intervention to address public health and human rights issues in maternal mortality, and our results contribute to the consensus-building necessary to improve the existing surveillance system and prevention strategies.
  • Estimated global resources needed to attain international malaria control goals Research

    Kiszewski, Anthony; Johns, Benjamin; Schapira, Allan; Delacollette, Charles; Crowell, Valerie; Tan-Torres, Tessa; Ameneshewa, Birkinesh; Teklehaimanot, Awash; Nafo-Traoré, Fatoumata

    Abstract in French:

    OBJECTIF: Fournir à la communauté internationale une estimation des ressources financières nécessaires au développement de la lutte antipaludique en vue d'atteindre les objectifs internationaux fixés à cette lutte, et notamment de l'affectation de ces ressources par pays, par année et par intervention, ainsi qu'une indication des lacunes actuelles en matière de financement. MÉTHODES: Un modèle d'évaluation des coûts a servi à estimer les coûts totaux de mise à l'échelle d'une série d'interventions largement recommandées, de services d'appui et d'activités de renforcement des programmes pour chacun des 81 pays les plus fortement touchés par le paludisme à l'état endémique. Les ressources financières nécessaires ont été évaluées pour deux scénarios élaborés à partir d'hypothèses différentes concernant l'effet des interventions sur les besoins en diagnostic et en traitement. Les dépenses de santé et les fonds actuels pour lutter contre le paludisme ont ensuite été comparés aux besoins estimés. RÉSULTATS: Pour la période allant de 2006 à 2015, il faudra disposer au total de 38 à 45 milliards de dollars des Etats-Unis. Le coût moyen par an de la lutte antipaludique pour cette période se situera entre 3,8 et 4,5 milliards de dollars des Etats-Unis. Pour l'Afrique, les coûts moyens pour les scénarios optimiste et pessimiste seront respectivement de 1,7 et de 2,2 milliards de dollars des Etats-Unis. Hors Afrique, ces coûts seront respectivement de 2,1 et de 2,4 milliards de dollars des Etats-Unis. CONCLUSION: Même s'il ne faut pas tabler sur ces estimations pour planifier le financement national de la lutte antipaludique, elles fournissent une indication de l'ordre de grandeur et de l'ampleur des ressources nécessaires et peuvent faciliter pour les donateurs l'atteinte d'une norme mondiale et le ciblage des pays ayant les plus grands besoins en matière de financement. Cette analyse fait apparaître des besoins bien supérieurs aux ressources disponibles pour réaliser les buts et les objectifs fixés par la communauté internationale pour la lutte antipaludique.

    Abstract in Spanish:

    OBJETIVO: Proporcionar a la comunidad internacional una estimación de la cantidad de recursos financieros necesarios para expandir la lucha antimalárica con miras a alcanzar los objetivos internacionales en ese terreno, incluidas las sumas asignadas por país, año e intervención, así como una indicación del actual déficit de financiación. MÉTODOS: Se empleó un modelo de cálculo de costos para estimar los costos totales de la extensión masiva de un conjunto de intervenciones ampliamente recomendadas, servicios de apoyo y actividades de fortalecimiento de programas en cada uno de los 81 países más afectados endémicamente por la malaria. Se evaluaron dos escenarios, partiendo de distintas premisas sobre el efecto de las intervenciones en las necesidades de diagnóstico y tratamiento. El gasto sanitario y la financiación actuales de la lucha contra la malaria se compararon con las necesidades estimadas. RESULTADOS: De 2006 a 2015 se requerirán en total entre US$ 38 000 y US$ 45 000 millones. El costo medio durante ese periodo es por tanto de entre US$ 3800 y 4500 millones anuales. El costo medio para África es de US$ 1700 millones y US$ 2200 millones anuales en los escenarios optimista y pesimista, respectivamente; fuera de África, los costos correspondientes son de US$ 2100 millones y US$ 2400 millones. CONCLUSIÓN: Si bien no deberían utilizarse como modelo para la planificación en los países, estas estimaciones proporcionan una indicación sobre la magnitud y el alcance de los recursos necesarios y pueden ayudar a los donantes a colaborar para alcanzar una meta mundial y focalizar la financiación en los países más necesitados. El análisis destaca la necesidad de allegar muchos más recursos para alcanzar los objetivos y metas establecidos por la comunidad internacional para la lucha antimalárica.

    Abstract in English:

    OBJECTIVE: To provide the international community with an estimate of the amount of financial resources needed to scale up malaria control to reach international goals, including allocations by country, year and intervention as well as an indication of the current funding gap. METHODS: A costing model was used to estimate the total costs of scaling up a set of widely recommended interventions, supporting services and programme strengthening activities in each of the 81 most heavily affected malaria-endemic countries. Two scenarios were evaluated, using different assumptions about the effect of interventions on the needs for diagnosis and treatment. Current health expenditures and funding for malaria control were compared to estimated needs. FINDINGS: A total of US$ 38 to 45 billion will be required from 2006 to 2015. The average cost during this period is US$ 3.8 to 4.5 billion per year. The average costs for Africa are US$ 1.7 billion and US$ 2.2 billion per year in the optimistic and pessimistic scenarios, respectively; outside Africa, the corresponding costs are US$ 2.1 billion and US$ 2.4 billion. CONCLUSION: While these estimates should not be used as a template for country-level planning, they provide an indication of the scale and scope of resources required and can help donors to collaborate towards meeting a global benchmark and targeting funding to countries in greatest need. The analysis highlights the need for much greater resources to achieve the goals and targets for malaria control set by the international community.
World Health Organization Genebra - Genebra - Switzerland
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