Bulletin of the World Health Organization, Volume: 86, Issue: 7, Published: 2008
  • WHO 60th anniversary commemorative volume In This Month´s Bulletin

  • Foreign policy and global public health: working together towards common goals Editorials

    Chan, Margaret; Støre, Jonas Gahr; Kouchner, Bernard
  • Yaws eradication: past efforts and future perspectives Editorials

    Asiedu, Kingsley; Amouzou, Bernard; Dhariwal, Akshay; Karam, Marc; Lobo, Derek; Patnaik, Sarat; Meheus, André
  • Health communication: a call for papers Editorials

    Wallace, Jane; Bari, Sona; Reinders, Lina; Rainford, John; Gamhewage, Gaya; Fleck, Fiona
  • Checklists save lives News

  • G8 urged to act on food crisis and health News

  • Primary health care the New Zealand way News

  • The return of yaws News

  • Recent news from WHO News

  • Lack of active follow-up of cancer patients in Chennai, India: implications for population-based survival estimates Research

    Swaminathan, Rajaraman; Rama, Ranganathan; Shanta, Viswanathan

    Abstract in French:

    OBJECTIF: Mesurer le biais affectant les estimations du taux de survie absolue au cancer en l'absence de suivi actif des patients cancéreux dans les pays en développement. MÉTHODES: Ont été inclus dans l'étude tous les cas incidents des 10 cancers les plus courants et des sous-types correspondants, plus tous les cancers liés au tabac non classés parmi les 10 premièrs recensés dans le registre des cancers de la population de Chennei, en Inde, au cours de la période 1990-1999, et suivis jusqu'en 2001. Les cas incidents enregistrés ont d'abord été appariés avec ceux figurant dans la base de données de mortalité toutes causes confondues de la division statistiques vitales de la Corporation de Chennei. Les cas de cancer incidents non appariés ont ensuite fait l'objet d'un suivi actif pour déterminer leur statut de survie. Le taux de survie absolue a été estimé en utilisant une méthode actuarielle et en appliquant différentes hypothèses concernant le statut de survie (vivant/mort) des cas, dans les situations de suivi passif et actif. RÉSULTATS: Avant le suivi actif, l'appariement obtenu allait de 20 à 66 %, selon le site de la tumeur primaire. Un suivi actif des cas incidents non appariés a révélé que 15 à 43 % d'entre eux étaient décédés à la fin de la période de suivi et que le statut de survie de 4 à 38 % de ces cas restait inconnu. Avant le suivi actif des patients cancéreux, on estimait que le taux de survie absolue à 5 ans se situait entre 22 et 47 %, soit plus qu'après l'application aux cas perdus pour le suivi de méthodes actuarielles hypothétiques classiques. Les estimations les plus faibles des taux de survie ont été obtenues en excluant les cas perdus pour le suivi de l'analyse. CONCLUSION: Dans les conditions qui prévalent en Inde et dans d'autres pays en développement, le suivi actif des patients cancéreux fournit les estimations les plus fiables des taux de survie au cancer. Le suivi passif seul ou l'application de méthodes classiques pour estimer la survie sont susceptibles d'entraîner un biais haussier.

    Abstract in Spanish:

    OBJETIVO: Medir el sesgo de las estimaciones absolutas de la supervivencia de los enfermos de cáncer en ausencia de medidas de seguimiento activo de esos pacientes en los países en desarrollo. MÉTODOS: El estudio abarcó todos los casos nuevos de los 10 cánceres más comunes y sus distintos subtipos, más todos los cánceres relacionados con el tabaco y no clasificados entre los 10 principales, que habían sido incluidos en el registro de cáncer basado en la población en Chennai, India, durante 1990-1999, y sometidos a seguimiento durante 2001. Los casos nuevos registrados se aparearon con los de la base de datos de mortalidad por todas las causas de la división de estadísticas vitales de la corporación municipal de Chennai, y los casos nuevos no apareados fueron sometidos luego a seguimiento activo para determinar su grado de supervivencia. La supervivencia absoluta se estimó mediante un método actuarial, aplicando diferentes supuestos respecto al estado de supervivencia (vivo/muerto) de los casos sometidos a seguimiento pasivo y activo. RESULTADOS: Antes del seguimiento activo, el apareamiento entre casos osciló entre el 20% y el 66%, según la localización del tumor primario. El seguimiento activo de los casos nuevos no apareados reveló que entre un 15% y un 43% habían fallecido al final del periodo de seguimiento, y no se conocía el estado de supervivencia de un 4%-38% de los casos. Antes del seguimiento activo de los enfermos de cáncer, su supervivencia absoluta a los 5 años era según las estimaciones un 22%-47% superior a la determinada al aplicar los supuestos actuariales tradicionales a los casos perdidos para el seguimiento. Las estimaciones de supervivencia más bajas fueron las obtenidas al excluir de los análisis los casos perdidos para el seguimiento. CONCLUSIÓN: En las condiciones reinantes en la India y en otros países en desarrollo, el seguimiento activo de los enfermos de cáncer es el método más fiable para estimar las tasas de supervivencia del cáncer. El simple seguimiento pasivo de los casos o la aplicación de los métodos habituales de estimación de la supervivencia tienden a ocasionar un sesgo por exceso.

    Abstract in English:

    OBJECTIVE: To measure the bias in absolute cancer survival estimates in the absence of active follow-up of cancer patients in developing countries. METHODS: Included in the study were all incident cases of the 10 most common cancers and corresponding subtypes plus all tobacco-related cancers not ranked among the top 10 that were registered in the population-based cancer registry in Chennai, India, during 1990-1999 and followed through 2001. Registered incident cases were first matched with those in the all-cause mortality database from the vital statistics division of the Corporation of Chennai. Unmatched incident cancer cases were then actively followed up to determine their survival status. Absolute survival was estimated by using an actuarial method and applying different assumptions regarding the survival status (alive/dead) of cases under passive and active follow-up. FINDINGS: Before active follow-up, matches between cases ranged from 20% to 66%, depending on the site of the primary tumour. Active follow-up of unmatched incident cases revealed that 15% to 43% had died by the end of the follow-up period, while the survival status of 4% to 38% remained unknown. Before active follow-up of cancer patients, 5-year absolute survival was estimated to be between 22% and 47% higher, than when conventional actuarial assumption methods were applied to cases that were lost to follow-up. The smallest survival estimates were obtained when cases lost to follow-up were excluded from the analysis. CONCLUSION: Under the conditions that prevail in India and other developing countries, active follow-up of cancer patients yields the most reliable estimates of cancer survival rates. Passive case follow-up alone or applying standard methods to estimate survival is likely to result in an upward bias.
  • Forecasting the global shortage of physicians: an economic- and needs-based approach Research

    Scheffler, Richard M; Liu, Jenny X; Kinfu, Yohannes; Dal Poz, Mario R

    Abstract in French:

    OBJECTIF: Les réussites sanitaires dans le monde peuvent se heurter à des pénuries critiques de personnel de santé. Pour guider les politiques en matière de main d'oeuvre, nous avons estimé la demande future, les besoins et la disponibilité en médecins par région de l'OMS afin de déterminer les endroits qui souffriront probablement d'une pénurie de personnel d'ici 2015, date fixée pour la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement. MÉTHODES: En utilisant des données de la Banque mondiale et de l'OMS sur le nombre de médecins par habitant de 1980 à 2001 dans 158 pays, nous avons appliqué deux démarches par modélisation pour estimer les besoins futurs en médecins dans le monde. Un modèle axé sur les besoins indique le nombre de médecins par habitant nécessaire pour que 80 % des naissances vivantes soient assistées par du personnel de santé qualifié. Par ailleurs, notre modèle économique détermine le nombre de médecins par habitant qui correspondra probablement à la demande, compte tenu de la croissance économique, pour chaque pays. Ces estimations sont comparées à l'offre future de médecins, projection obtenue par extrapolation du taux historique d'augmentation du nombre de médecins par habitant dans chaque pays. RÉSULTATS: D'ici 2015, il semble qu'à l'échelle mondiale, l'offre de médecins parvienne à équilibrer la demande économique projetée. Notre mesure des besoins reflétant la densité minimale de personnel de santé nécessaire pour assurer les services de santé de base, densité atteinte dans tous les pays sauf les moins développés, les estimations fondées sur les besoins prédisent un surplus mondial de médecins. Néanmoins, au niveau régional, les deux modèles prédisent des pénuries pour de nombreux pays de la Région africaine de l'OMS d'ici 2015, certains pays subissant une pénurie par rapport aux besoins, d'autres par rapport à la demande, voire les deux. CONCLUSION: La nature des interventions politiques nécessaires pour atténuer les pénuries projetées, par exemple la formation d'un plus grand nombre de personnes ou l'adoption de mesures pour décourager l'émigration, dépend du type de pénurie prévu.

    Abstract in Spanish:

    OBJETIVO: Los logros mundiales en materia de salud pueden verse limitados por situaciones críticas de escasez de trabajadores sanitarios. Como orientación para la formulación de políticas referentes a la fuerza laboral, estimamos la demanda, las necesidades y la oferta futuras de médicos por regiones de la OMS a fin de determinar dónde es probable que se produzcan situaciones de escasez en 2015, fecha clave de los Objetivos de Desarrollo del Milenio. MÉTODOS: Utilizando datos del Banco Mundial y de la OMS sobre los médicos por habitante entre 1980 y 2001 en 158 países, aplicamos dos tipos de modelización para estimar las necesidades mundiales de médicos en el futuro. Un modelo basado en las necesidades determina el número de médicos por habitante necesarios para lograr una cobertura del 80% de los nacidos vivos atendidos por parteras cualificadas. Nuestro modelo económico, en cambio, determina la demanda probable de médicos por habitante, teniendo en cuenta el crecimiento económico de cada país. Esas estimaciones se comparan con la oferta futura de médicos prevista extrapolando la tendencia histórica de aumento del número de médicos por habitante para cada país. RESULTADOS: Para 2015, la oferta mundial de médicos parece estar en consonancia con la demanda económica prevista. Como nuestra medida de la necesidad refleja la densidad mínima de trabajadores requerida para dispensar un servicio básico de salud que sólo los países menos adelantados no consiguen proporcionar, las estimaciones basadas en las necesidades permiten pronosticar un excedente mundial de médicos. Sin embargo, a nivel regional, los dos modelos prevén escaseces en muchos países de la Región de África de la OMS en 2015, y algunos países podrían sufrir una escasez según las necesidades, una escasez según la demanda, o ambas cosas. CONCLUSIÓN: El tipo de intervención normativa necesaria para mitigar esas escaseces, como una creciente formación sanitaria o la adopción de medidas para desincentivar la migración, depende del tipo de escasez prevista.

    Abstract in English:

    OBJECTIVE: Global achievements in health may be limited by critical shortages of health-care workers. To help guide workforce policy, we estimate the future demand for, need for and supply of physicians, by WHO region, to determine where likely shortages will occur by 2015, the target date of the Millennium Development Goals. METHODS: Using World Bank and WHO data on physicians per capita from 1980 to 2001 for 158 countries, we employ two modelling approaches for estimating the future global requirement for physicians. A needs-based model determines the number of physicians per capita required to achieve 80% coverage of live births by a skilled health-care attendant. In contrast, our economic model identifies the number of physicians per capita that are likely to be demanded, given each country's economic growth. These estimates are compared to the future supply of physicians projected by extrapolating the historical rate of increase in physicians per capita for each country. FINDINGS: By 2015, the global supply of physicians appears to be in balance with projected economic demand. Because our measure of need reflects the minimum level of workforce density required to provide a basic health service that is met in all but the least developed countries, the needs-based estimates predict a global surplus of physicians. However, on a regional basis, both models predict shortages for many countries in the WHO African Region in 2015, with some countries experiencing a needs-based shortage, a demand-based shortage, or both. CONCLUSION: The type of policy intervention needed to alleviate projected shortages, such as increasing health-care training or adopting measures to discourage migration, depends on the type of shortage projected.
  • Funding agencies in low- and middle-income countries: support for knowledge translation Research

    Cordero, Cynthia; Delino, Rachel; Jeyaseelan, L; Lansang, Mary Ann; Lozano, Juan M; Kumar, Shuba; Moreno, Socorro; Pietersen, Merle; Quirino, Jose; Thamlikitkul, Visanu; Welch, Vivian A; Tetroe, Jacqueline; ter Kuile, Aleida; Graham, Ian D; Grimshaw, Jeremy; Neufeld, Vic; Wells, George; Tugwell, Peter

    Abstract in French:

    OBJECTIF: Décrire comment certaines agences, qui financent la recherche en santé dans des pays à revenu faible ou moyen, favorisent la transposition sous forme politique et pratique des recherches financées. MÉTHODES: Nous avons réalisé une analyse inductive d'entretiens semi-structurés menés avec des informateurs clés d'un échantillon choisi à dessein de 23 agences nationales et internationales, qui financent des recherches en Afrique du Sud, au Brésil, en Colombie, en Inde, aux Philippines, et en Thaïlande. Nous avons également effectué une enquête sur des sites Internet. RÉSULTATS: Nous avons relevé un engament à transposer les connaissances en pratique dans le mandat de 18 des 23 agences de l'échantillon. Cependant, la terminologie utilisée était peu homogène. La plupart des activités mentionnées sont des efforts classiques de diffusion auprès d'une large audience, par le biais par exemple de sites Internet ou de publications. En outre, plus de la moitié des agences (13 sur 23) encouragent les liens et les échanges entre chercheurs et utilisateurs potentiels et 6 agences sur 23 décrivent des activités de type « pull » pour intéresser les décideurs aux travaux de recherche. Un tiers des agences (9 sur 23) indiquent dans leur mandat vouloir améliorer l'équité en matière de santé par une meilleure transposition dans la pratique des connaissances. Seules 3 des 23 agences sont en mesure de mentionner une évaluation des activités de transposition en pratique des connaissances. Nous avons en outre constaté que les agences de financement nationales faisaient de plus grands efforts pour assurer cette transposition que les agences internationales. CONCLUSION: Les agences de financement ont entrepris des activités très diverses de transposition en pratique des connaissances. Elles peuvent se considérer comme ayant un rôle de courtier en connaissances et comme ayant la capacité de promouvoir une synthèse des recherches et une convergence de l'attention sur l'équité en termes de santé. Il est urgent d'évaluer les activités de transposition en pratique des connaissances menées par les agences de financement.

    Abstract in Spanish:

    OBJETIVO: Describir cómo algunos organismos de financiación de investigaciones sanitarias que operan en países de ingresos bajos y medios promueven la traslación de las investigaciones que financian en políticas y prácticas. MÉTODOS: Realizamos análisis inductivos de entrevistas semiestructuradas con informantes clave a partir de una muestra intencionada de 23 organismos nacionales e internacionales que financian investigaciones sanitarias en el Brasil, Colombia, la India, Filipinas, Sudáfrica y Tailandia. También sondeamos diversos sitios web. RESULTADOS: Detectamos muestras de compromiso en favor de la traslación de conocimientos en el mandato de 18 de 23 organismos. Sin embargo, no había una terminología común. La mayoría de las actividades consistían en las iniciativas tradicionales de difusión de información entre un público amplio, por ejemplo a través de sitios web y publicaciones. Además, más de la mitad (13 de 23) de los organismos fomentaban el establecimiento de vínculos y el intercambio entre los investigadores y los usuarios potenciales, y 6 de los 23 organismos describieron actividades de «atracción» para generar interés por las investigaciones entre los decisores. La tercera parte (9 de 23) de los organismos de financiación tenían encomendado el fomento de la equidad sanitaria mediante la mejora de la traslación de conocimientos. Sólo 3 de los 23 organismos podían hacer una evaluación posterior de sus actividades de traslación de conocimientos. Además, observamos que los organismos de financiación nacionales hacían un mayor esfuerzo de traslación de conocimientos que los organismos internacionales. ONCLUSIÓN: Los organismos de financiación participan en una amplia gama de actividades creativas de traslación de conocimientos y podrían tal vez estudiar su papel como intermediarios en ese ámbito, facultados para promover síntesis de investigaciones y un mayor énfasis en la equidad sanitaria. Es necesario evaluar urgentemente las actividades de traslación de conocimientos de los organismos de financiación.

    Abstract in English:

    OBJECTIVE: The aim was to describe how selected health research funding agencies active in low- and middle-income countries promote the translation of their funded research into policy and practice. METHODS: We conducted inductive analysis of semi-structured interviews with key informants from a purposive sample of 23 national and international funding agencies that fund health research in Brazil, Colombia, India, the Philippines, South Africa and Thailand. We also surveyed web sites. FINDINGS: We found a commitment to knowledge translation in the mandate of 18 of 23 agencies. However, there was a lack of common terminology. Most of the activities were traditional efforts to disseminate to a broad audience, for example using web sites and publications. In addition, more than half (13 of 23) of the agencies encouraged linkage/exchange between researchers and potential users, and 6 of 23 agencies described "pull" activities to generate interest in research from decision-makers. One-third (9 of 23) of funding agencies described a mandate to enhance health equity through improving knowledge translation. Only 3 of 23 agencies were able to describe evaluation of knowledge translation activities. Furthermore, we found national funding agencies made greater knowledge translation efforts when compared to international agencies. CONCLUSION: Funding agencies are engaged in a wide range of creative knowledge translation activities. They might consider their role as knowledge brokers, with an ability to promote research syntheses and a focus on health equity. There is an urgent need to evaluate the knowledge translation activities of funding agencies.
  • Estimating the cardiovascular mortality burden attributable to the European Common Agricultural Policy on dietary saturated fats Research

    Lloyd-Williams, Ffion; O'Flaherty, Martin; Mwatsama, Modi; Birt, Christopher; Ireland, Robin; Capewell, Simon

    Abstract in French:

    OBJECTIF: Estimer la charge de morbidité cardiovasculaire dans 15 pays de l'Union européenne (avant l'élargissement de 2004) due à l'excès de matières grasses saturées dans l'alimentation, imputable à la Politique agricole commune (PAC). MÉTHODES: On a développé un modèle sous forme de feuille de calcul pour faire la synthèse des données sur la population, les régimes alimentaires, le taux de cholestérol et les taux de mortalité. On a estimé prudemment la réduction de la consommation de matières grasses saturées à 2,2 g à peine, soit 1 % de la ration énergétique quotidienne. On a ensuite calculé la baisse résultante du taux de cholestérol sérique, en supposant que cette réduction de 1 % de la consommation de graisses saturées était remplacée par une consommation supplémentaire de 0,5 % de matières grasses mono-insaturées et de 0,5 % de matières grasses polyinsaturées. Puis on a calculé la baisse résultante du nombre de décès par cardiopathies et par accident vasculaire cérébral et on a réalisé une analyse de sensibilité. RÉSULTATS: Une diminution de la consommation de matières grasses saturées de 1 % et une augmentation de la consommation de matières grasses mono-insaturées et de celle de matières grasses polyinsaturées de 0,5 % chacune devraient conduire à une baisse du taux de cholestérol sanguin d'approximativement 0,06 mmol/l, d'où environ 9800 décès par cardiopathie ischémique et 3000 décès par accident vasculaire cérébral de moins chaque année. CONCLUSION: La charge de morbidité cardiovasculaire imputable à la PAC semble importante. En outre, les présents calculs reposent sur des estimations prudentes et la charge de mortalité vraie peut être plus forte. Cette analyse contribue au débat actuel plus large sur les relations entre la PAC, la santé et les maladies chroniques en Europe, dans le contexte des événements internationaux récents et des engagements des pays à réduire les maladies chroniques. Les estimations rapportées pour la mortalité doivent être considérées en relation avec la PAC actuelle et ses réformes futures éventuelles.

    Abstract in Spanish:

    OBJETIVO: Estimar en 15 países de la Unión Europea (antes de la ampliación de 2004) la carga de enfermedades cardiovasculares debida al exceso de grasas saturadas alimentarias atribuible a la Política Agrícola Común (PAC). MÉTODOS: Mediante una hoja de cálculo se desarrolló un modelo para sintetizar los datos sobre la población, la dieta, los niveles de colesterol y las tasas de mortalidad. Se estableció como estimación prudente una reducción del consumo de grasas saturadas de sólo 2,2 g, lo que equivale al 1% del aporte calórico diario. Partiendo de ese dato se calculó la caída de la concentración de colesterol sérico, suponiendo que esa reducción del 1% del consumo de grasas saturadas se compensaría con un 0,5% de grasas monoinsaturadas y un 0,5% de grasas poliinsaturadas. Por último, se estimó la reducción resultante de las defunciones por causas cardiovasculares y cerebrovasculares y se realizó un análisis de sensibilidad. RESULTADOS: Reduciendo el consumo de grasas saturadas en un 1% y aumentando un 0,5% el de las monoinsaturadas y otro tanto el de las poliinsaturadas se lograría reducir los niveles sanguíneos de colesterol en 0,06 mmol/l aproximadamente, lo que se traduciría en unas 9800 muertes menos por cardiopatía coronaria y unas 3000 muertes menos por accidente cerebrovascular cada año. CONCLUSIÓN: La carga de enfermedades cardiovasculares atribuible a la PAC parece considerable. Además, las cifras se han calculado por lo bajo, de modo que la verdadera carga de mortalidad podría ser mayor. Este análisis viene a alimentar el amplio debate en curso sobre la PAC, la salud y las enfermedades crónicas en Europa, en el marco de las últimas iniciativas y compromisos tendentes a combatir ese tipo de enfermedades. Las estimaciones de la mortalidad aportadas deberían tenerse en cuenta en relación tanto con la PAC actual como con cualquier reforma de la misma que se haga en el futuro.

    Abstract in English:

    OBJECTIVE: To estimate the burden of cardiovascular disease within 15 European Union countries (before the 2004 enlargement) as a result of excess dietary saturated fats attributable to the Common Agricultural Policy (CAP). METHODS: A spreadsheet model was developed to synthesize data on population, diet, cholesterol levels and mortality rates. A conservative estimate of a reduction in saturated fat consumption of just 2.2 g was chosen, representing 1% of daily energy intake. The fall in serum cholesterol concentration was then calculated, assuming that this 1% reduction in saturated fat consumption was replaced with 0.5% monounsaturated and 0.5% polyunsaturated fats. The resulting reduction in cardiovascular and stroke deaths was then estimated, and a sensitivity analysis conducted. FINDINGS: Reducing saturated fat consumption by 1% and increasing monounsaturated and polyunsaturated fat by 0.5% each would lower blood cholesterol levels by approximately 0.06 mmol/l, resulting in approximately 9800 fewer coronary heart disease deaths and 3000 fewer stroke deaths each year. CONCLUSION: The cardiovascular disease burden attributable to CAP appears substantial. Furthermore, these calculations were conservative estimates, and the true mortality burden may be higher. The analysis contributes to the current wider debate concerning the relationship between CAP, health and chronic disease across Europe, together with recent international developments and commitments to reduce chronic diseases. The reported mortality estimates should be considered in relation to the current CAP and any future reforms.
  • Schizophrenia treatment in the developing world: an interregional and multinational cost-effectiveness analysis Research

    Chisholm, Dan; Gureje, Oye; Saldivia, Sandra; Villalón Calderón, Marcelo; Wickremasinghe, Rajitha; Mendis, Nalaka; Ayuso-Mateos, Jose-Luis; Saxena, Shekhar

    Abstract in French:

    OBJECTIF: La schizophrénie est une maladie hautement handicapante et coûteuse à traiter. Nous nous sommes efforcés de déterminer les interventions les plus efficaces parmi celles applicables aux régions et aux pays en développement. MÉTHODES: L'analyse a été effectuée au niveau de trois régions de l'OMS, comprenant les Amériques, la région africaine et l'Asie du Sud-est, puis dans trois de leurs Etats Membres (le Chili, le Nigeria et le Sri Lanka). Un modèle de transition d'état a été utilisé pour estimer l'impact sanitaire en population de médicaments antipsychotiques anciens et plus récents, seuls ou associés à une intervention psychosociale. A partir des coûts totaux pour les populations (en dollars internationaux ou en monnaie locale) et de l'efficacité (mesurée en perte d'années de vie corrigée de l'incapacité évitée), on a établi les rapports coût/efficacité. RÉSULTATS: Le meilleur rapport coût/efficacité a été établi pour les interventions associant des antipsychotiques anciens et un traitement psychosocial, délivrés par un service à base de communautaire (I$ 2350 - 7158 par perte d'année de vie corrigée de l'incapacité évitée pour l'ensemble des trois régions et I$ 1670 - 3400 après contextualisation au niveau des pays dans chacune des régions). Le rapport coût/efficacité des interventions faisant usage d'antipsychotiques nouveaux et « atypiques » est estimé comme nettement moins favorable. CONCLUSION: Si l'on passe à un service à base de communautaire et si l'on choisit des options de traitement efficaces, le coût d'une augmentation substantielle de la couverture thérapeutique n'est pas élevé (moins de I$ 1 d'investissement par habitant). Cette étude, ainsi que d'autres critères de définition des priorités tels que la gravité de la maladie, la vulnérabilité et la protection des droits de l'homme, laissent à penser que beaucoup de choses pourrait être faites pour les personnes et leurs familles confrontées dans la vie à ce trouble.

    Abstract in Spanish:

    OBJETIVO: La esquizofrenia es una enfermedad muy discapacitante y de tratamiento costoso. Decidimos determinar cuáles son las intervenciones más costoeficaces aplicables a los países y regiones en desarrollo. MÉTODOS: Se emprendieron análisis en tres subregiones de la OMS que abarcaban las Américas, África y Asia Sudoriental, y posteriormente en tres Estados Miembros (Chile, Nigeria y Sri Lanka). Se utilizó un modelo de transición de estados para estimar el impacto sanitario en la población de medicamentos antipsicóticos viejos y nuevos, solos o en combinación con medidas psicosociales. A partir de los costos totales a nivel poblacional (en dólares internacionales o en las monedas nacionales) y de la eficacia (medida como el número de años de vida ajustados en función de la discapacidad evitados) se calculó la relación costo-eficacia. RESULTADOS: Las intervenciones más costoeficaces fueron las basadas en el uso de los medicamentos antipsicóticos más viejos unidos a tratamiento psicosocial, en el marco de un modelo de servicios basados en la comunidad (I$ 2350-7158 por año de vida ajustado en función de la discapacidad evitado en las tres subregiones, I$ 1670-3400 tras la contextualización por países dentro de cada una de esas subregiones). Se calcula que la relación costo-eficacia relativa de las intervenciones basadas en medicamentos antipsicóticos «atípicos» más nuevos es mucho menos favorable. CONCLUSIÓN: Adoptando un modelo de servicio comunitario y seleccionando opciones terapéuticas eficaces, el costo de aumentar sustancialmente la cobertura de tratamiento no es elevado (menos de I$ 1 por habitante). Considerados junto con otros criterios de fijación de prioridades como la gravedad de la enfermedad, la vulnerabilidad y la protección de los derechos humanos, el presente estudio parece indicar que se puede ayudar mucho más a las personas y las familias que viven bajo la amenaza de ese trastorno.

    Abstract in English:

    OBJECTIVE: Schizophrenia is a highly disabling disease and is costly to treat. We set out to establish what are the most cost-effective interventions applicable to developing regions and countries. METHODS: Analysis was undertaken at the level of three WHO subregions spanning the Americas, Africa and South-East Asia, and subsequently in three member states (Chile, Nigeria and Sri Lanka). A state transition model was used to estimate the population-level health impact of older and newer antipsychotic drugs, alone or in combination with psychosocial intervention. Total population-level costs (in international dollars or local currencies) and effectiveness (measured in disability-adjusted life years averted) were combined to form cost-effectiveness ratios. FINDINGS: The most cost-effective interventions were those using older antipsychotic drugs combined with psychosocial treatment, delivered via a community-based service model (I$ 2350-7158 per disability-adjusted life year averted across the three subregions, I$ 1670-3400 following country-level contextualisation within each of these subregions). The relative cost-effectiveness of interventions making use of newer, "atypical" antipsychotic drugs is estimated to be much less favourable. CONCLUSION: By moving to a community-based service model and selecting efficient treatment options, the cost of substantially increasing treatment coverage is not high (less than I$ 1 investment per capita). Taken together with other priority-setting criteria such as disease severity, vulnerability and human rights protection, this study suggests that a great deal more could be done for persons and families living under the spectre of this disorder.
  • Intimate femicide-suicide in South Africa: a cross-sectional study Research

    Mathews, Shanaaz; Abrahams, Naeemah; Jewkes, Rachel; Martin, Lorna J; Lombard, Carl; Vetten, Lisa

    Abstract in French:

    OBJECTIF: Examiner l'incidence et les schémas du fémicide-suicide intime en Afrique du Sud et décrire les facteurs associés à une augmentation du risque de suicide après un fémicide intime (c'est-à-dire le meurtre d'un partenaire féminin intime). MÉTHODES: Une étude rétrospective transversale nationale à partir d'autopsies a été menée dans un échantillon aléatoire proportionné de 25 laboratoires de médecine légale pour identifier tous les homicides commis en 1999 sur des femmes de plus de 13 ans. Les données ont été recueillies à partir des dossiers mortuaires, des rapports d'autopsie et des interrogatoires de police. RÉSULTATS: Parmi 1349 auteurs de fémicide intime, 19,4 % s'étaient suicidés dans la semaine suivant le meurtre. Après un fémicide intime, la probabilité de suicide était plus grande si l'auteur était de race blanche plutôt que d'origine africaine (odds ratio, OR : 5,8 ; intervalle de confiance, IC à 95 % : 1,21-27,84), exerçait une profession libérale ou était employé plutôt qu'ouvrier (OR : 37,28 ; IC à 95 % : 5,82 - 238,93) et détenait légalement une arme à feu (OR : 45,26 ; IC à 95 % : 8,33-245,8). D'après la fraction attribuable, 91,5 % des décès des détenteurs légaux d'arme à feux et de leurs victimes auraient pu être évités si les meurtriers n'avaient pas détenu une telle arme. CONCLUSION: L'Afrique du Sud présente un taux de fémicide-suicide intime qui dépasse les taux rapportés pour les autres pays. Cette étude met en lumière l'impact en termes de santé publique de la détention légale d'armes à feu dans les cas de fémicide-suicide intime.

    Abstract in Spanish:

    OBJETIVO: Examinar la incidencia y las modalidades del feminicidio-suicidio de parejas en Sudáfrica y describir los factores asociados al aumento del riesgo de suicidio tras el feminicidio de pareja (es decir, el asesinato de la mujer con la que se mantiene una relación íntima). MÉTODOS: Se realizó un estudio retrospectivo transversal nacional basado en depósitos de cadáveres en una muestra aleatoria proporcional de 25 laboratorios forenses a fin de identificar todos los asesinatos de mujeres de más de 13 años cometidos en 1999. Los datos analizados proceden de los registros de las morgues,de los informes de autopsia y de entrevistas con la policía. RESULTADOS: De los 1349 feminicidas de su pareja, el 19,4% se suicidaron durante la semana siguiente al asesinato. El suicidio posterior al feminicidio de pareja era más probable cuando el autor era de raza blanca, por oposición a las personas de origen africano (razón de posibilidades, OR: 5,8; intervalo de confianza (IC) del 95%: 1,21-27,84); tenía un empleo como profesional u oficinista en lugar de como trabajador manual (OR: 37,28; IC95%: 5,82-238,93); o estaba en posesión legal de un arma de fuego (OR: 45,26; IC95%: 8,33-245,8, en comparación con las personas sin arma). La fracción atribuible muestra que un 91,5% de las muertes de los asesinos en posesión legal de un arma de fuego y de sus víctimas podría haberse evitado si hubiesen carecido de arma. CONCLUSIÓN: Sudáfrica presenta una tasa de feminicidio-suicidio de parejas superior a las de otros países. Este estudio pone de relieve el impacto para la salud pública de la tenencia legal de armas de fuego en los casos de feminicidio-suicidio de parejas.

    Abstract in English:

    OBJECTIVE: To examine the incidence and patterns of intimate femicide-suicide in South Africa and to describe the factors associated with an increase in the risk of suicide after intimate femicide (i.e. the killing of an intimate female partner). METHODS: A cross-sectional retrospective national mortuary-based study was conducted at a proportionate random sample of 25 legal laboratories to identify all homicides committed in 1999 of women aged over 13 years. Data were collected from the mortuary file, autopsy report and a police interview. FINDINGS: Among 1349 perpetrators of intimate femicide,19.4% committed suicide within a week of the murder. Suicide after intimate femicide was more likely if the perpetrator was from a white rather than an African racial background (odds ratio, OR: 5.8; 95% confidence interval, CI: 1.21-27.84); was employed as a professional or white-collar worker rather than a blue-collar worker (OR: 37.28; 95% CI: 5.82-238.93); and owned a legal gun rather than not owning a legal gun (OR: 45.26; 95% CI: 8.33-245.8). The attributable fraction shows that 91.5% of the deaths of legal gun-owning perpetrators and their victims may have been averted if this group of perpetrators did not own a legal gun. CONCLUSION: South Africa has a rate of intimate femicide-suicide that exceeds reported rates for other countries. This study highlights the public health impact of legal gun ownership in cases of intimate femicide-suicide.
  • Early loss of HIV-infected patients on potent antiretroviral therapy programmes in lower-income countries Research

    Brinkhof, Martin WG; Dabis, François; Myer, Landon; Bangsberg, David R; Boulle, Andrew; Nash, Denis; Schechter, Mauro; Laurent, Christian; Keiser, Olivia; May, Margaret; Sprinz, Eduardo; Egger, Matthias; Anglaret, Xavier

    Abstract in French:

    OBJECTIF: Analyser la perte précoce de patients par les programmes de traitement antirétroviral (ART) dans les pays à ressources limitées. MÉTHODES: A partir des données concernant 5491 patients adultes débutant un traitement ART (âge médian : 35 ans, 46 % de femmes), dans le cadre de 15 programmes de traitement en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud comprenant un suivi de 12 mois et plus, nous avons étudié les facteurs d'absence de suivi après le début du traitement et les nombres de perdus pour le suivi et de décès au cours des 6 premiers mois. RÉSULTATS: Globalement, 211 patients (3,8 %) n'ont pas eu de suivi, 880 (16,0 %) ont été perdus pour le suivi et 141 (2,6 %) sont décédés, à la connaissance du programme, dans les 6 premiers mois. La probabilité d'une absence de suivi était plus élevée pendant la période 2003-2004 qu'en 2000 ou dans les années antérieures (odds ratio, OR : 5,06 ; intervalle de confiance à 95 %, IC : 1,28-20,0) et il en était de même pour les perdus pour le suivi (ratio de danger, RD : 7,62 ; IC à 95 % : 4,55-12,8), mais pas pour le nombre de décès enregistrés (RD : 1,02 ; IC à 95 % : 0,44-2,36). Par rapport à une numération des CD4 de référence ³ 50 cellules/µl, une numération < 25 cellules/µl était associée à une plus forte probabilité d'absence de suivi (OR : 2,49 ; IC à 95 % : 1,43-4,33), de perte pour le suivi (RD : 1,48 ; IC à 95 % : 1,23-1,77) et de décès (RD : 3,34 ; IC à 95 % : 2,10-5,30). Par rapport à un traitement gratuit, les programmes fonctionnant avec une tarification à l'acte était associés à une plus grande probabilité d'absence de suivi (OR : 3,71 ; IC à 95 % : 0,97-16,05) et à une plus forte mortalité (RD : 4,64 ; IC à 95 % : 1,11-19,41). CONCLUSION: Les pertes précoces de patients sont devenues de plus en plus courantes avec l'élargissement des programmes et sont associées à la tarification à l'acte et à une immunodéficience avancée au départ du traitement. Des mesures pour augmenter au maximum la rétention des patients dans les programmes ART sont nécessaires dans les pays à faibles ressources.

    Abstract in Spanish:

    OBJETIVO: Analizar la pérdida temprana de pacientes para el seguimiento en los programas de tratamiento antirretroviral (TAR) aplicados en entornos con recursos limitados. MÉTODOS: A partir de los datos de 5491 pacientes adultos que comenzaron el TAR (mediana de la edad: 35 años, mujeres en el 46% de los casos) en 15 programas de tratamiento en África, Asia y América del Sur con al menos 12 meses de seguimiento, investigamos los factores de riesgo de seguimiento nulo tras el inicio del tratamiento, y de pérdida para el seguimiento o defunción durante los 6 primeros meses. RESULTADOS: Globalmente, 211 pacientes (3,8%) no fueron objeto de seguimiento alguno, 880 (16,0%) fueron perdidos para el seguimiento y 141 (2,6%) murieron antes de transcurridos seis meses. La probabilidad de seguimiento nulo fue mayor en 2003-2004 que en 2000 o en años anteriores (razón de posibilidades [odds ratio, OR]: 5,06; intervalo de confianza (IC) del 95%, IC95%: 1,28-20,0), al igual que la pérdida para el seguimiento (cociente de riesgos instantáneos [hazard ratio, HR]: 7,62; IC95%: 4,55-12,8), pero no así la mortalidad registrada (HR: 1,02; IC95%: 0,44-2,36). En comparación con un recuento de CD4 ³ 50 células/µl al comienzo del estudio, un recuento < 25 células/µl se asoció a una probabilidad mayor de seguimiento nulo (OR: 2,49; IC95%: 1,43-4,33), de pérdida para el seguimiento (HR: 1,48; IC95%: 1,23-1,77) y de defunción (HR: 3,34; IC95%: 2,10-5,30). Comparados con el tratamiento gratuito, los programas con cobro de honorarios por servicios prestados se asociaron a un aumento de la probabilidad de seguimiento nulo (OR: 3,71; IC95%: 0,97-16,05) y a una mayor mortalidad (HR: 4,64; IC95%: 1,11-19,41). CONCLUSIÓN: Las pérdidas tempranas de pacientes para el seguimiento fueron más frecuentes cuando los programas se expandieron, y se asociaron al cobro de honorarios por servicios prestados y a una inmunodeficiencia avanzada al inicio del estudio. Se deben tomar medidas para optimizar la retención de los pacientes en los programas de TAR en los países con recursos escasos.

    Abstract in English:

    OBJECTIVE: To analyse the early loss of patients to antiretroviral therapy (ART) programmes in resource-limited settings. METHODS: Using data on 5491 adult patients starting ART (median age 35 years, 46% female) in 15 treatment programmes in Africa, Asia and South America with ³ 12 months of follow-up, we investigated risk factors for no follow-up after treatment initiation, and loss to follow-up or death in the first 6 months. FINDINGS: Overall, 211 patients (3.8%) had no follow-up, 880 (16.0%) were lost to follow-up and 141 (2.6%) were known to have died in the first 6 months. The probability of no follow-up was higher in 2003-2004 than in 2000 or earlier (odds ratio, OR: 5.06; 95% confidence interval, CI: 1.28-20.0), as was loss to follow-up (hazard ratio, HR: 7.62; 95% CI: 4.55-12.8) but not recorded death (HR: 1.02; 95% CI: 0.44-2.36). Compared with a baseline CD4-cell count ³ 50 cells/µl, a count < 25 cells/µl was associated with a higher probability of no follow-up (OR: 2.49; 95% CI: 1.43-4.33), loss to follow-up (HR: 1.48; 95% CI: 1.23-1.77) and death (HR: 3.34; 95% CI: 2.10-5.30). Compared to free treatment, fee-for-service programmes were associated with a higher probability of no follow-up (OR: 3.71; 95% CI: 0.97-16.05) and higher mortality (HR: 4.64; 95% CI: 1.11-19.41). CONCLUSION: Early patient losses were increasingly common when programmes were scaled up and were associated with a fee for service and advanced immunodeficiency at baseline. Measures to maximize ART programme retention are required in resource-poor countries.
  • Financial resources required for tuberculosis control to achieve global targets set for 2015 Research

    Floyd, Katherine; Pantoja, Andrea

    Abstract in French:

    OBJECTIF: Estimer les ressources financières nécessaires pour atteindre les cibles 2015 concernant la lutte antituberculeuse mondiale, définies dans le cadre des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). MÉTHODES: La Plan mondial Halte à la tuberculose, 2006-2015, a été développé par le Partenariat Halte à la tuberculose. Il définit ce qui doit être fait pour atteindre les cibles 2015 pour la lutte mondiale contre la tuberculose, sur la base de la Stratégie Halte à la TB de l'OMS. Les coûts de ce plan ont été estimés au moyen de modèles utilisant des feuilles de calcul et intégrant des données épidémiologiques, démographiques, prévisionnelles et relatives aux coûts unitaires. RÉSULTATS: Au total, US $ 56 milliards sont nécessaires sur la période 2006-2015 (dont 93 % pour les pays d'endémie de la tuberculose et 7 % pour les agences techniques internationales), les besoins annuels passant d'US $ 3,5 milliards pour 2006 à US $ 6,7 milliards pour 2015. Le seul coût de très grande ampleur (US $ 3 milliards par an) concerne le traitement des cas de TB pharmacosensibles dans le cadre des programmes DOTS. D'autres coûts importants sont dus au traitement des patients atteints de TB multirésistante ou ultra résistante (TB-MR ou XDR-TB), aux activités anti-TB/VIH en collaboration et aux actions de sensibilisation, de communication et de mobilisation sociale. Les pays à faible revenu représentent 41 % des besoins totaux de financement et 65 % des besoins financiers pour la lutte anti TB/VIH. Les pays à revenu moyen représentent 72 % des fonds nécessaires pour le traitement des TB-MR et des XDR-TB. Ce sont les pays africains dont le financement doit être le plus augmenté. CONCLUSION: Atteindre les cibles mondiales 2015 fixées pour la lutte contre la TB requiert une forte augmentation du financement. Pour appuyer la mobilisation des ressources, il faudrait disposer de plans complets et nationaux chiffrés, cohérents avec le Plan mondial Halte à la tuberculose et étayés par des évaluations solides des fonds pouvant être levés dans chaque pays à partir de sources nationales et du complément à fournir par les donateurs.

    Abstract in Spanish:

    OBJETIVO: Estimar los recursos financieros necesarios para lograr las metas de 2015 establecidas en el marco de los Objetivos de Desarrollo del Milenio (ODM) para la lucha mundial contra la tuberculosis. MÉTODOS: La alianza Alto a la Tuberculosis trazó el Plan Mundial para Detener la Tuberculosis 2006-2015, en el que se exponen las medidas que deben adoptarse para alcanzar las metas de 2015 referentes al control mundial de esa enfermedad con arreglo a la estrategia de la OMS Alto a la Tuberculosis. El costo del plan se calculó utilizando hojas de cálculo con modelos que incorporaban datos epidemiológicos, demográficos, de planificación y sobre los costos unitarios. RESULTADOS: Se necesitan en total US$ 56 000 millones para el periodo 2006-2015 (93% para los países con tuberculosis endémica, 7% para los organismos técnicos internacionales), aumentando progresivamente desde US$ 3500 millones en 2006 hasta US$ 6700 millones en 2015. La mayor partida (US$ 3000 millones anuales) corresponde al tratamiento de los casos sensibles a los medicamentos en los programas de DOTS. Otros costos importantes son los asociados al tratamiento de los pacientes con tuberculosis multirresistente y extremadamente farmacorresistente (TB-MDR y TB-XDR), las actividades de colaboración en materia de tuberculosis/VIH, y la promoción, comunicación y movilización social. Los países de bajos ingresos representan un 41% de la financiación total necesaria y un 65% de las necesidades de financiación para combatir la coinfección tuberculosis/VIH. Los países de ingresos medios absorben el 72% de la financiación necesaria para tratar la TB-MDR y la TB-XDR. Los países africanos son los que necesitan un mayor esfuerzo de aumento de la financiación. CONCLUSIÓN: El logro de las metas mundiales de control de la tuberculosis establecidas para 2015 exige un incremento considerable de la financiación. En apoyo de la movilización de recursos, se requieren planes nacionales amplios y presupuestados que estén en consonancia con el Plan Mundial para Detener la Tuberculosis, y que cuenten con el respaldo de estudios sólidos sobre los fondos que puedan obtenerse en cada país a partir de fuentes nacionales y de la aportación adicional requerida de los donantes.

    Abstract in English:

    OBJECTIVE: To estimate the financial resources required to achieve the 2015 targets for global tuberculosis (TB) control, which have been set within the framework of the Millennium Development Goals (MDGs). METHODS: The Global Plan to Stop TB, 2006-2015 was developed by the Stop TB Partnership. It sets out what needs to be done to achieve the 2015 targets for global TB control, based on WHO's Stop TB Strategy. Plan costs were estimated using spreadsheet models that included epidemiological, demographic, planning and unit cost data. FINDINGS: A total of US$ 56 billion is required during the period 2006-2015 (93% for TB-endemic countries, 7% for international technical agencies), increasing from US$ 3.5 billion in 2006 to US$ 6.7 billion in 2015. The single biggest cost (US$ 3 billion per year) is for the treatment of drug-susceptible cases in DOTS programmes. Other major costs are treatment of patients with multi- and extensively drug-resistant TB (MDR-TB and XDR-TB), collaborative TB/HIV activities, and advocacy, communication and social mobilization. Low-income countries account for 41% of total funding needs and 65% of funding needs for TB/HIV. Middle-income countries account for 72% of the funding needed for treatment of MDR-TB and XDR-TB. African countries require the largest increases in funding. CONCLUSION: Achieving the 2015 global targets set for TB control requires a major increase in funding. To support resource mobilization, comprehensive and costed national plans that are in line with the Global Plan to Stop TB are needed, backed up by robust assessments of the funding that can be raised in each country from domestic sources and the balance that is needed from donors.
World Health Organization Genebra - Genebra - Switzerland
E-mail: bulletin@who.int